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Ces chiffres ont été présentés par le secrétaire général du ministère des Infrastructures, Abdoulaye Guèye, à l’ouverture d’un atelier national consacré à la mise en œuvre du Règlement n°14 de l’UEMOA relatif au contrôle du gabarit, du poids et de la charge à l’essieu des véhicules lourds.
Selon les autorités, cette situation entraîne une dégradation prématurée du réseau routier national et génère d’importants coûts de réhabilitation et d’entretien pour l’État. Les études de l’UEMOA montrent en effet que les excès de charge réduisent considérablement la durée de vie des chaussées.
En vigueur depuis 2012 au Sénégal, le Règlement n°14 fixe notamment une charge maximale de 11,5 tonnes par essieu et prévoit des sanctions en cas de dépassement. Le pays dispose aujourd’hui de 24 postes fixes de pesage et de cinq brigades mobiles, ce qui en fait l’un des États les mieux équipés de l’espace communautaire.
Malgré ces investissements, les autorités reconnaissent que les résultats restent insuffisants. L’objectif de ramener le taux de surcharge sous la barre des 10 %, fixé lors de la mise en place du dispositif, est encore loin d’être atteint.
Le Sénégal poursuit toutefois l’harmonisation de sa réglementation avec les normes communautaires de l’UEMOA. Les prochaines réformes devront concilier la préservation des infrastructures routières, la sécurité des usagers et les préoccupations des transporteurs en matière de compétitivité.
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