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Les femmes parlementaires ont officialisé, ce vendredi 3 juillet 2026, le lancement de leur réseau institutionnel. Dirigée par la 4ème vice-présidente de l’Assemblée nationale, Mbène Faye, et soutenue par ONU Femmes, cette structure entend transformer la présence numérique des femmes à l’hémicycle en un levier d’action concret et qualitatif. La cérémonie s’est déroulée en présence d’El Malick Ndiaye, représentant du président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko.
L’heure n’est plus au simple calcul des sièges, mais à l’impact réel des textes votés. C’est le message fort porté par les femmes députées de la XIVe législature lors du lancement de leur Réseau parlementaire. Pour la présidente de cette nouvelle structure, Mbène Faye, par ailleurs 4ème vice-présidente de l’institution, cet espace de concertation, de solidarité et de plaidoyer doit servir de boussole pour l’égalité de genre et l’autonomisation des femmes.
Les parlementaires ont unanimement affirmé leur volonté de voir leur présence se traduire par des mutations structurelles profondes au sein de la société sénégalaise. Saluant cette initiative, El Malick Ndiaye, venu représenter le président de l’Assemblée nationale Ousmane Sonko, a réaffirmer l’appui de l’institution à cette dynamique inclusive.
Le Code de la famille et la parité interne dans le viseur
Soutenues techniquement et financièrement par ONU Femmes, les parlementaires ont décliné une feuille de route offensive découpée en urgences législatives. Au cœur de leurs priorités figure le plaidoyer pour l’élimination des dispositions discriminatoires persistantes dans le Code de la famille, notamment sur les questions liées à la pension de réversion, la puissance paternelle ou encore le choix du domicile conjugal.
Sur le plan interne, le Réseau exige l’application stricte et effective de la loi sur la parité au sein des bureaux et des présidences des commissions techniques de l’Assemblée nationale. Elles entendent également user de leurs prérogatives de contrôle de l’action gouvernementale en adressant régulièrement des questions écrites et orales sur l’effectivité des lois relatives au foncier rural et à la parité.
Budgétisation sensible au genre et réformes sociétales
Au-delà des textes juridiques, le combat se jouera sur le terrain des finances publiques et de la protection sociale. Le Réseau s’est engagé à veiller à ce que le budget de l’État intègre systématiquement les besoins spécifiques des femmes, des jeunes et des personnes en situation de handicap, tout en assurant un suivi rigoureux des enveloppes allouées à la santé, à l’éducation et à la lutte contre les violences basées sur le genre.
Parmi les points de rupture annoncés, les députées porteront le plaidoyer pour l’autorisation de l’avortement médicalisé en cas d’inceste, la ratification des conventions C189 et C190 de l’OIT, ainsi que l’adoption urgente des décrets d’application de la loi d’orientation sociale et de celle sur la santé de la reproduction.
Enfin, sur le plan citoyen, elles promettent de redynamiser la loi contre le gaspillage dans les cérémonies familiales et d’instaurer des mécanismes réguliers de reddition de comptes auprès de leurs bases respectives.
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