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Cette pression fiscale record s’explique principalement par des redevances assises sur le chiffre d’affaires et des frais réglementaires fixes, tandis que « seulement 13 % de la charge fiscale du secteur mobile repose sur les bénéfices ».
Selon GSMA, l’introduction en octobre 2025 de nouvelles taxes de 0,5 % sur les transferts, paiements et retraits en mobile money a fait lourdement chuter le score du pays dans l’Indice des politiques et de la régulation du numérique, passant de 65 à 31 pour le volet fiscal. Cette surtaxation directe « risque de freiner les progrès en matière d’inclusion financière et de compromettre l’atteinte des objectifs du New Deal Technologique 2034 ».
L’analyse de données montre pourtant qu’un allègement fiscal produirait l’effet inverse escompté par l’État.
Selon un calculateur de la Commission économique pour l’Afrique, une réduction de la Contribution spéciale des télécommunications (CST) et de la RUTEL à 3 %, combinée à la suppression des taxes sur les smartphones d’entrée de gamme, stimulerait massivement la demande, la pénétration du haut débit et la création d’emplois.
À terme, la mise en œuvre de ces réformes combinée à une digitalisation accrue de la collecte de l’impôt « générerait un impact fiscal net de 417 milliards FCFA d’ici 2030 ». Cela inclut notamment 319 milliards FCFA de recettes brutes liées à la croissance induite et 174 milliards FCFA issus de la numérisation fiscale, « le tout compensant la perte nette de 84 milliards FCFA de recettes à l’issue de l’application des recommandations dans le secteur mobile ».
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