Fermer le menu
Afriq54 | SenegalAfriq54 | Senegal
  • Actualités
  • Politique
  • Économie
  • Monde
  • Société
  • Culture
  • Technologie
  • Célébrités
  • Éducation
  • Justice
  • Santé
  • Sport
Tendances

Le rappel de Sonko : « Ma discussion avec Sadio Mané, en 2023, quand j’étais barricadé à la cité Keur Gorgui… »

septembre 21, 2026

Musique : La Diva Sayon Camara dévoile une chanson qui fait fureur « Wo Timbolo »

septembre 21, 2026

Bruno Diatta, le gardien discret du protocole républicain

septembre 21, 2026
Facebook X (Twitter) Instagram
  • Confidentialité
  • Termes
  • Contact
Afriq54 | SenegalAfriq54 | Senegal
Bulletin
  • Actualités
  • Politique
  • Économie
  • Monde
  • Société
  • Culture
  • Technologie
  • Célébrités
  • Éducation
  • Justice
  • Santé
  • Sport
Afriq54 | SenegalAfriq54 | Senegal
  • Actualités
  • Politique
  • Économie
  • Monde
  • Société
  • Culture
  • Technologie
  • Célébrités
  • Éducation
  • Justice
  • Santé
  • Sport
Accueil»Culture
Culture

« Chambre 207 » : quand la photographie tente de réparer une mémoire brisée

Le SoleilLe Soleilseptembre 21, 20265 min de lecture
Facebook Twitter Pinterest LinkedIn Copier le lien E-mail Tumblr Telegram WhatsApp

Listen to the article

0:00
0:00

À retenir

🌐 Translate Article

Translating...

📖 Read Along

💬 AI Assistant

🤖
Hi! I'm here to help you understand this article. Ask me anything about the content!

Quarante-trois ans après un drame qui a bouleversé son enfance, le photographe français Jean-Michel André revient sur les traces de son père disparu. À travers « Chambre 207 », exposition présentée à la Galerie Le Manège (NDLR: Espace d’exposition emblématique de l’Institut Français du Sénégal situé au cœur de Dakar-Plateau) du 25 septembre au 31 octobre 2026, l’artiste transforme la photographie en outil de mémoire, de reconstruction et de réparation. Le Sénégal, où il a vécu une partie de son enfance, occupe une place singulière dans cette quête intime.

Il y a des souvenirs qui s’effacent pour mieux survivre. Et d’autres qui reviennent, des décennies plus tard, par fragments, par images ou par lieux. Pour Jean-Michel André, la mémoire s’est longtemps arrêtée dans une chambre d’hôtel à Avignon. Le 5 août 1983, alors qu’il n’a que sept ans, son père est assassiné avec six autres personnes dans un hôtel de la ville. L’enfant, qui dormait dans une chambre voisine, est profondément marqué par le drame et perd une partie de ses souvenirs.

Trente ans plus tard, le photographe entreprend de rouvrir les portes de cette histoire. Il recherche des documents, collecte des archives, retourne sur les lieux du drame et reconstitue, autant que possible, les itinéraires qu’il aurait pu parcourir avec son père. Avignon, la région d’Arles, la Corse, l’Allemagne, mais aussi le Sénégal deviennent les étapes d’une enquête qui dépasse progressivement la recherche de la vérité judiciaire.

Reconstituer ce que la mémoire a effacé
Dans « Chambre 207 », Jean-Michel André ne cherche pas à montrer frontalement l’horreur. Il choisit plutôt de la contourner, de la disperser dans des paysages, des objets, des photographies anciennes et des archives de presse. L’exposition mêle ainsi clichés contemporains, documents d’enquête et objets familiaux pour interroger la mémoire, le deuil et la possibilité d’une réparation.

La chambre devient alors bien plus qu’un lieu. Elle représente le point de rupture d’une enfance et le début d’une longue quête. « La chambre des enfants était la 207 : j’y ai laissé ma mémoire et mon enfance », écrit le photographe dans les extraits accompagnant le projet.

Mais « Chambre 207 » n’est pas seulement le récit d’un drame familial. En revisitant les lieux et les paysages liés à son histoire, Jean-Michel André déplace progressivement son regard. La photographie lui permet de travailler sur ce qui manque, sur ce qui demeure invisible et sur ce que les mots ne parviennent pas toujours à dire.

Le Sénégal, territoire de mémoire
Dans cette reconstruction, le Sénégal occupe une place particulière. Jean-Michel André y a passé une partie de sa petite enfance avec ses parents, notamment à Dakar-Plateau. Des années plus tard, il revient photographier certains de ces espaces : Saint-Louis, Yoff ou encore le Siné-Saloum apparaissent dans son parcours comme autant de fragments d’une mémoire à retrouver.

Les photographies réalisées au Sénégal ne sont donc pas de simples paysages. Elles participent à une tentative de renouer avec une histoire personnelle. « Je remonte le temps, sur les traces d’une mémoire disparue », explique l’artiste dans le dossier de l’exposition.

À Dakar, une photographie de 1980 le montre enfant avec son père. À Saint-Louis, un pêcheur. Dans le Siné-Saloum, « Délivrance ». À Yoff, la plage. Autant d’images qui font dialoguer le présent et un passé dont les contours sont devenus incertains.

Une photographie loin du spectaculaire
L’exposition prend ainsi le contre-pied du spectaculaire. Jean-Michel André interroge les limites de l’image : que montrer d’un traumatisme ? Comment le représenter sans tomber dans le pathos ? Et comment faire de l’intime une expérience susceptible de toucher à l’universel ?

Son travail se construit dans cet entre-deux, à la frontière de l’enquête documentaire et de l’autofiction. Les archives deviennent des indices, les objets familiaux des traces et les paysages des espaces de projection. Une montre ayant appartenu à son père, des clés de valise, un dessin réalisé pour la fête des pères ou encore des coupures de presse de 1983 s’intègrent ainsi au récit photographique.

« Les mots n’existent pas forcément pour révéler des blessures, des failles », confie le photographe. Dans ce travail où la pudeur reste centrale, l’image devient alors un langage de substitution, une manière de s’approcher de l’indicible sans prétendre tout dévoiler.

De l’enquête à la délivrance
Présentée à la Galerie Le Manège de l’Institut français du Sénégal, l’exposition est placée sous le commissariat de Mohamed Amine Cissé. Elle est coproduite avec le Centre Méditerranéen de la photographie à Bastia et le musée de l’Hospice Comtesse de Lille.

Commissaire et acteur de la scène culturelle contemporaine, Mohamed Amine Cissé inscrit ce projet dans une réflexion sur la capacité de l’art à transformer une expérience personnelle en récit partagé. Pour lui, « Chambre 207 » dépasse le traumatisme individuel et interroge la manière dont l’art peut contribuer à apaiser les blessures de l’histoire.

Déjà présentée dans plusieurs lieux consacrés à la photographie, l’exposition accompagne la sortie du livre « Chambre 207 », publié aux éditions Actes Sud et récompensé par le Prix Nadar 2024.

À Dakar, le public est ainsi invité à entrer dans cette chambre sans forcément y chercher la reconstitution exacte d’une nuit tragique. Il y découvrira plutôt les traces d’un homme qui, des années durant, a tenté de retrouver un père disparu et une part de lui-même. Une histoire où la photographie ne se contente plus de montrer : elle devient un chemin pour regarder le passé autrement et, peut-être, apprendre à vivre avec ce qui ne pourra jamais être entièrement retrouvé.

A.N

Lire l’article complet ici

Partager. Facebook Twitter Pinterest LinkedIn E-mail Reddit Telegram
Le Soleil
  • Site Web
  • Facebook
  • X (Twitter)
  • Instagram

Le Soleil est un média sénégalais généraliste qui suit l’actualité nationale, régionale et internationale, avec une couverture de la politique, de la société, de l’économie, de la culture et du sport.

Continuez la lecture

Sayon Camara dévoile « Wo Timbolo », une ode à l’amour

« Yessal » : Quand les murs se réinventent pour les JOJ

Sept ans après, le xalam continue de parler

Pont Des Styles : Quand la mode veut faire dialoguer les générations

Shaka Babs et Lady Wiko plaident pour le retour des métiers dans les daaras

[Vidéo] Amadeus, au milieu de sa vie et de son art

David Diop : « Frère d’âme », la guerre racontée depuis la tête d’un tirailleur sénégalais

Oumou Diégane Niang, distributrice: l’architecte de l’invisible

Prix Ken Bugul du Livre 2026 : Sept ouvrages en lice pour la finale

Sélection de la rédaction

Musique : La Diva Sayon Camara dévoile une chanson qui fait fureur « Wo Timbolo »

septembre 21, 2026

Bruno Diatta, le gardien discret du protocole républicain

septembre 21, 2026

« Chambre 207 » : quand la photographie tente de réparer une mémoire brisée

septembre 21, 2026

Quand les quartiers se mobilisent pour les élèves

septembre 21, 2026

trois jours de débrayage en octobre sur le Code, l’IPRES et la CSS

septembre 21, 2026

Latest Articles

Premier League : Iliman Ndiaye titulaire avec Manchester City contre Sunderland

septembre 21, 2026

Code du travail et les modifications touchant l’IPRES et la CSS: le FSDT prépare un débrayage de trois jours du 21 au 23 octobre 2026

septembre 21, 2026

Les départs, mouvements au sein de l’Apr…: Me Omar Youm assène ses vérités

septembre 21, 2026

Abonnez-vous aux actualités

Recevez les dernières actualités et mises à jour directement dans votre boîte de réception.

Facebook X (Twitter) Instagram YouTube
Copyright © 2026 NewsBlock Media Group. Tous droits réservés.

Copyright © 2026 NewsBlock Media Group.
Tous droits réservés.

  • Politique de confidentialité
  • Conditions d’utilisation
  • Contact
  • Politique de confidentialité
  • Conditions d’utilisation
  • Contact

Tapez ci-dessus et appuyez sur Entrée pour rechercher. Appuyez sur Échap pour annuler.