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La Brigade de Recherches de Saly a mis fin aux activités d’un réseau présumé d’escroquerie opérant sous l’appellation « Qnet Infinity Millennials ». Six personnes, dont deux femmes, ont été arrêtées avant d’être déférées devant le parquet de Mbour.
L’opération fait suite à plusieurs plaintes déposées par des victimes qui affirment avoir été escroquées par les responsables du réseau. Selon Seneweb visité par Senego, les plaignants avaient été convaincus de verser d’importantes sommes d’argent dans le cadre d’un prétendu programme commercial censé déboucher sur des opportunités d’emploi.
L’une des victimes aurait perdu 1,6 million de francs CFA, tandis qu’une autre aurait déboursé 600 000 francs CFA après avoir été attirée par des promesses de revenus et d’insertion professionnelle.
Les investigations ont rapidement conduit les gendarmes vers un domicile situé à Saly Carrefour, utilisé comme quartier général du réseau.
Lors de leur intervention, les éléments de la Brigade de Recherches ont surpris une séance de recrutement réunissant une soixantaine de jeunes venus assister à une présentation du projet baptisé « Qnet Infinity Millennials ». Parmi eux figuraient également plusieurs ressortissants étrangers originaires notamment de Mauritanie, de Gambie et du Mali.
Six suspects ont été interpellés sur place, parmi lesquels des personnes présentées comme des « leaders » du réseau. Une importante quantité de matériel bureautique a également été saisie par les enquêteurs.
Selon les premiers éléments de l’enquête, le système reposait sur un mécanisme assimilé à une vente pyramidale. Les organisateurs proposaient aux recrues des formations avant de leur demander de verser entre 400 000 et 1 million de francs CFA pour intégrer le programme et acheter des produits commerciaux.
En échange, les victimes se voyaient promettre un emploi et des gains financiers, à condition de recruter à leur tour de nouveaux membres.
Au terme de l’enquête, les six mis en cause ont été déférés pour plusieurs infractions, notamment association de malfaiteurs, escroquerie faisant appel à l’épargne publique, vente à la boule de neige, défaut d’autorisation d’ouverture d’établissement et trafic de migrants.
La présence de ressortissants étrangers parmi les personnes recrutées a renforcé les soupçons des enquêteurs sur la dimension transnationale du réseau.
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