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En neuf ans de mise en œuvre, l’Initiative francophone pour la formation à distance des maîtres (Ifadem) a renforcé les capacités de 2.500 enseignants. C’est ce qui ressort de l’atelier régional sur la formation continue des enseignants en Afrique francophone, dont l’ouverture des travaux a été présidée ce mardi 21 avril 2026 à Saly, par le ministre de l’Éducation nationale.
MBOUR – Le Sénégal, comme de nombreux pays d’Afrique francophone, bénéficie depuis plus de dix ans d’un programme de formation continue des enseignants dénommé Initiative francophone pour la formation à distance des maîtres (Ifadem). Mis en œuvre par l’Agence de coopération internationale de la Fédération Wallonie-Bruxelles (Apefe) et l’Organisation internationale de la francophonie (Oif) à travers l’Institut de la francophonie pour l’éducation et la formation (Ifef), celui-ci fait l’objet d’une évaluation à travers un atelier de capitalisation, ouvert mardi, à Saly. Présidée par le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Guirassy, la rencontre de trois jours (21-23 avril) réunit plusieurs délégations venues des pays d’Afrique francophone et des partenaires techniques et financiers.
Il s’agit d’échanger sur les acquis et défis à relever pour améliorer les compétences pédagogiques. Selon le ministre de l’Éducation nationale, ce programme a permis de renforcer les capacités de 2.500 enseignants dans le cadre de la formation continue de 2017 à 2026 dans les académies de Thiès, Fatick, Kaolack, Kaffrine, Louga, Saint-Louis et Matam. Moustapha Guirassy a souligné qu’un accent est mis sur la professionnalisation des enseignants ainsi que le renforcement de leurs compétences à travers des dispositifs de formation continue, combinant des modules en présentiel et à distance. L’initiative, a-t-il indiqué, « s’inscrit dans le cadre de la stratégie nationale de développement Sénégal Vision 2050, qui place le capital humain au cœur des politiques publiques », a-t-il souligné. Le ministre a également salué les efforts effectués dans le renforcement des capacités des encadreurs pédagogiques, grâce à l’essor de la formation à distance. L’objectif, à terme, a-t-il soutenu, étant « d’améliorer l’encadrement pédagogique et de promouvoir une éducation plus équitable et de qualité ». Les participants ont salué les avancées enregistrées dans la mise en œuvre de cette initiative, tout en insistant sur l’importance de la capitalisation des acquis. Ils n’ont pas manqué de souligner quelques défis liés au financement des programmes de formation des enseignants ainsi que les limites de l’enseignement à distance. À ce sujet, Moustapha Guirassy a évoqué les efforts en cours pour améliorer l’accès à Internet, particulièrement en milieu rural, grâce à l’implication des partenaires techniques. « Une politique ambitieuse de connectivité est en marche. Des avancées significatives ont été réalisées, notamment avec l’installation d’antennes dans des zones éloignées de Dakar», a-t-il indiqué.
Ibrahima MBAYE (Correspondant)
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