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Le lycée Mame Cheikh Mbaye, qui a vu le jour en 1983, a longtemps constitué l’unique pôle éducatif dans la région de Tambacounda. L’établissement secondaire qui a assuré la formation de plusieurs cadres de l région s’est positionné comme une école d’excellence au service du développement régional.
Les hauts murs de couleur ocre qui s’étendent le long de la route nationale 7 vers Tambacounda renferment un trésor inestimable pour la capitale du Sénégal oriental. En effet, ces bâtiments de couleurs jaune et blanche qui se dressent devant le visiteur renferment un pan de l’histoire du système éducatif tambacoundois : le lycée Mame Cheikh Mbaye. Si son nom est devenu familier à tous les habitants de la ville, depuis sa dotation en 1983 du nom de Mame Cheikh Mbaye, père de l’homme d’affaires Dily Mbaye, il assure son rôle de catalyseur de tout l’enseignement secondaire de Tambacounda. « Nous avons réfléchi pour offrir aux élèves de meilleures conditions de travail tirés garanties du devoir de l’aventure. Nous étions obligés de nous loger au sein de l’école, car nous ne pouvions pas toujours faire la navette entre la commune de Samba et le lycée. Nous avons eu la chance d’avoir des enseignants motivés qui nous ont permis de relever le défi », déclare Famara Dakha Bâ, premier censeur du lycée.
Un creuset de l’intelligentsia locale depuis 1983
Ce dernier, en compagnie du premier proviseur du lycée Moustapha Ndiaye, avait été désigné en son poste d’enseignant à Thiès pour venir assurer la direction du premier lycée du Sénégal oriental. À l’accueillit tous les élèves de Bakel, Kédougou et Kolda. Pourtant, l’ancien proviseur du lycée Malick Sall de Louga nous révèle que le lycée fut un facteur de développement pour toute la région. L’établissement de ces élèves chez eux et donc une certaine stabilité économique pour les parents d’élèves. Ces parents n’étaient plus obligés d’envoyer leurs enfants vers Kaolack et Saint-Louis pour poursuivre leur cursus secondaire », affirme l’enseignant à la retraite. Il précise que la qualité des enseignements et l’engagement corps enseignant ont permis de faire du lycée un établissement d’excellence qui s’est distingué par des différents concours généraux et l’examen du baccalauréat. Le milieu, une cohorte d’élèves qui discutent dans la cour du lycée Mame Cheikh Mbaye, Rose Malick Ngom, proviseure actuel établissement, veille sur le bon déroulement des cours.
Derrière la porte de son bureau dans le bâtiment central du lycée, elle revient sur l’importance de l’établissement local. « Notre école a formé de grandes personnalités et scientifiques issus de la région comme le professeur Sidy Kane de la Faculté des Sciences et Technologies de l’Éducation et de la Formation (Fastef), le professeur Yoro Bata Sy de la Faculté de Médecine et Sina Cissoko, ancien président du conseil départemental de Tambacounda. Par ailleurs, l’école, qui regroupe désormais 2650 élèves pour 91 enseignants, a comme vocation de demeurer un pôle éducatif dans la région de Tamba, permettant de catalyser tous les collèges à Tamba et dans les environs de la ville », affirme-t-elle.
Selon elle, cette culture de l’excellence est devenue au fil des années la marque de fabrique du lycée, « avec de bons résultats prometteurs lors des examens du baccalauréat : 62 % en filière L2, 66 % en L1, 100 % en S1 et 55 % en S2 », renseigne-t-elle. Ainsi, selon Mme Ngom, le projet de rénovation de 2020 avait pour but de permettre de consolider ces lieux avec la réhabilitation du bâtiment central du lycée, sans oublier l’équipement des salles d’études. « L’association des anciens élèves du lycée concourt à maintenir leur héritage à travers des dons de matériels didactiques et des bourses pour les élèves les plus modestes. Toutefois, nous avons toujours quelques déficits, notamment en salle de classe et matériel pour les laboratoires et la salle informatique », souligne-t-elle.
Mamadou Makhfouse NGOM
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