Listen to the article
Le ministère de l’Éducation nationale et l’Institut national d’étude et d’action pour le développement de l’éducation (Ineade) ont lancé, jeudi à Dakar, la formation des administrateurs de tests du Système national d’évaluation des rendements scolaires (Sners).
Le Sénégal veut désormais fonder ses politiques éducatives sur des preuves concrètes et non sur de simples perceptions. C’est tout le sens donné à la 9ᵉ édition du Système national d’évaluation des rendements scolaires (Sners), dont la formation des administrateurs de tests s’est ouverte jeudi 14 mai à Dakar sous l’égide du ministère de l’Éducation nationale et de l’Institut national d’étude et d’action pour le développement de l’éducation (Inead). Cette année, l’opération mobilise 191 administrateurs scolaires. Elle vise à tester le niveau de 2 018 élèves dans 180 écoles élémentaires.
Présidant la cérémonie d’ouverture, Khady Diop Mbodj, directrice de cabinet du ministre de l’Éducation nationale, a insisté sur la portée stratégique de cette initiative. Mme Mbodj a expliqué que cette édition mettra particulièrement l’accent sur « le triptyque essentiel de l’excellence élémentaire », à savoir les langues et la communication, les mathématiques ainsi que l’éducation à la science et à la vie sociale.
A lire aussi : Icesco: le Sénégal décroche la vice-présidence de la Conférence générale
Pour elle, « ces disciplines constituent les fondements sur lesquels se construisent les compétences futures des élèves ». La directrice de cabinet du ministre de l’Éducation nationale estime que « la culture de l’évaluation n’est pas une simple formalité », mais elle constitue « un levier essentiel du pilotage stratégique de la qualité éducative ». Mme Mbodj a également insisté sur la rigueur scientifique qui accompagne cet exercice.
« Des experts de haut niveau ont conçu les items, conduit des analyses psychométriques de pointe et ont veillé à la fiabilité irréprochable des instruments de mesure », a affirmé Khady Diop Mbodj, soulignant que « cette architecture scientifique repose désormais entre les mains des administrateurs de tests ». Assane Sow, directeur de l’Inead, a donné une dimension presque philosophique à l’exercice évaluatif.
Pour lui, « le Sners n’est pas une enquête parmi tant d’autres ». Il constitue plutôt « un acte de lucidité nationale ». Cette évaluation contribue « directement à orienter les politiques publiques en matière de formation des enseignants, de révision des curricula ou d’allocation des ressources éducatives », a affirmé M. Sow.
Daouda DIOUF
Lire l’article complet ici












