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Selon L’Observateur, les dirigeants de l’entreprise espagnole privilégient désormais l’instruction ouverte à Madrid, où une plainte visant directement AEE Power EPC porte sur des faits similaires à ceux dénoncés dans la plainte contre X déposée à Dakar par le parlementaire.
AEE Power invoque la procédure espagnole
Dans un courrier adressé à la Section de recherches de Colobane, l’avocat du groupe, Me Patrick Kabou, rappelle que les responsables de l’entreprise ont déjà été entendus comme témoins les 4 et 12 août derniers.
La société affirme également avoir transmis aux enquêteurs les documents nécessaires à l’examen du dossier.
Elle entend désormais « s’en remettre exclusivement » à l’instruction menée en Espagne, notamment au nom du respect du secret de l’instruction et de l’ancrage territorial de la procédure.
Plusieurs dirigeants et entités concernés étant de nationalité espagnole, domiciliés en Espagne ou ayant leur siège dans ce pays, AEE Power considère que la justice espagnole est mieux placée pour poursuivre les investigations sur les faits concernés.
Une commission rogatoire annoncée
Cette nouvelle orientation intervient alors que la justice sénégalaise a achevé son enquête préliminaire et ouvert une information judiciaire.
Une commission rogatoire internationale doit notamment être adressée à l’Espagne afin de permettre aux magistrats sénégalais d’obtenir les éléments utiles à la manifestation de la vérité.
Pour AEE Power EPC, ce mécanisme judiciaire doit permettre aux autorités espagnoles de transmettre officiellement les informations nécessaires à leurs homologues sénégalais.
La plainte contre TAS reste maintenue
L’entreprise tient toutefois à lever toute ambiguïté sur sa position. Son choix de privilégier l’instruction espagnole ne signifie pas qu’elle renonce aux poursuites engagées au Sénégal contre Thierno Alassane Sall.
AEE Power EPC estime notamment que les infractions qu’elle reproche au député auraient été commises à Dakar et rappelle que ce dernier y réside.
Le groupe maintient donc sa plainte et affirme rester à la disposition de la justice sénégalaise, par l’intermédiaire de ses conseils.
Le dossier ASER poursuit ainsi son chemin sur deux fronts judiciaires, entre Dakar et Madrid, alors que les investigations doivent désormais permettre de clarifier les responsabilités dans cette affaire.
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