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Dans un entretien accordé à Walf Quotidien, l’économiste et enseignant-chercheur à la FASEG de l’UCAD, Meissa Babou, estime que la hausse des prix du carburant, notamment du gasoil et du super, était prévisible au regard de la conjoncture internationale et des contraintes budgétaires du Sénégal.
Il rappelle que les fluctuations du prix du baril pèsent fortement sur les finances des États importateurs de pétrole. Au Sénégal, les subventions aux hydrocarbures dépasseraient, selon lui, 1 000 milliards de FCFA, avec un effort supplémentaire de plus de 4 milliards de FCFA chaque mois. Dans ce contexte, il considère que l’ajustement des prix répond avant tout à une contrainte budgétaire. Il évoque également l’hypothèse d’une pression exercée par le FMI et la Banque mondiale sur les autorités sénégalaises.
Sur le risque d’un ajustement structurel, l’économiste apporte toutefois une nuance importante. Alors qu’Ousmane Sonko a récemment évoqué une forme d’« ajustement structurel en cours » à propos de la hausse des carburants, le spécialiste se montre beaucoup plus prudent : « On ne peut pas, pour le moment, parler d’ajustement structurel », affirme-t-il. Selon lui, il s’agit plutôt d’une pression sur les subventions, tant que les hausses restent cantonnées au secteur de l’énergie. L’interlocuteur du quotidien du groupe de presse de Front de Terre conclut qu’il serait prématuré de parler d’un véritable ajustement structurel, sauf si le gouvernement venait à annoncer une politique directement dictée par le FMI.
⚡ Résumé express
généré par IA, vérifié par la rédaction
– L’économiste Meissa Babou juge la hausse des prix du carburant prévisible face aux contraintes budgétaires et aux fluctuations internationales du baril.
– Il estime que les subventions aux hydrocarbures dépassent 1 000 milliards de FCFA, avec un effort mensuel supplémentaire de plus de 4 milliards de FCFA.
– Il nuance les propos d’Ousmane Sonko, affirmant qu’on ne peut pas parler d’ajustement structurel tant que les hausses restent limitées à l’énergie, sauf si une politique est dictée par le FMI.
Auteur: Senewebnews-RP
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