Fermer le menu
Afriq54 | SenegalAfriq54 | Senegal
  • Actualités
  • Politique
  • Économie
  • Monde
  • Société
  • Culture
  • Technologie
  • Célébrités
  • Éducation
  • Justice
  • Santé
  • Sport
Tendances

Contrôle des flux ou repli identitaire : Le Sénégal est-il en train de perdre sa Teranga ?

septembre 8, 2026

Coupures d’électricité annoncées du 7 au 13 septembre : Senelec dément

septembre 8, 2026

la Cour suprême a suspendu la licence, en attendant le jugement au fond

septembre 8, 2026
Facebook X (Twitter) Instagram
  • Confidentialité
  • Termes
  • Contact
Afriq54 | SenegalAfriq54 | Senegal
Bulletin
  • Actualités
  • Politique
  • Économie
  • Monde
  • Société
  • Culture
  • Technologie
  • Célébrités
  • Éducation
  • Justice
  • Santé
  • Sport
Afriq54 | SenegalAfriq54 | Senegal
  • Actualités
  • Politique
  • Économie
  • Monde
  • Société
  • Culture
  • Technologie
  • Célébrités
  • Éducation
  • Justice
  • Santé
  • Sport
Accueil»Société
Société

Rama, Astou et Lala : Récits poignants de femmes paralysées par la tocophobie

SenewebSenewebjuillet 6, 20266 min de lecture
Facebook Twitter Pinterest LinkedIn Copier le lien E-mail Tumblr Telegram WhatsApp
Rama, Astou et Lala : Récits poignants de femmes paralysées par la tocophobie

Listen to the article

0:00
0:00

À retenir

🌐 Translate Article

Translating...

📖 Read Along

💬 AI Assistant

🤖
Hi! I'm here to help you understand this article. Ask me anything about the content!

Alors que de nombreuses femmes rêvent de maternité et multiplient les démarches pour avoir un enfant, d’autres vivent une réalité beaucoup moins connue : la peur de la grossesse ou de l’accouchement. Ce trouble psychologique, appelé tocophobie, peut être si intense qu’il pousse certaines femmes à éviter toute grossesse, voire à renoncer au mariage ou aux relations sexuelles. Souvent méconnue, cette phobie engendre pourtant une profonde souffrance psychologique et peut bouleverser la vie familiale et conjugale.

Entre désir d’enfant et peur paralysante

Après bientôt quatre années de mariage, Rama n’a toujours pas donné naissance à un enfant. Une situation qui alimente les interrogations de son entourage. Certains doutent de sa fertilité, d’autres remettent en question la virilité de son mari. Pourtant, les deux époux sont en parfaite santé et souhaitent fonder une famille.

Le véritable obstacle est ailleurs. Rama souffre d’une peur irrationnelle de la grossesse. Assise dans son salon, le regard perdu, elle raconte son combat intérieur. « Je vais bientôt avoir quatre ans de mariage mais je n’ai toujours pas d’enfant. Je ne souffre d’aucune maladie. J’ai simplement peur d’être enceinte. Ma mère est décédée en donnant naissance à un enfant et cette tragédie me poursuit depuis mon enfance », confie-t-elle.

Chaque fois qu’elle aperçoit une femme enceinte, l’angoisse ressurgit. Malgré son désir profond de devenir mère, la peur prend systématiquement le dessus.

« Je n’ai jamais eu de rapport avec mon mari sans contraception. Même lorsque nous prenons le risque, je finis par paniquer et pleurer jusqu’à ce qu’il me demande de prendre une pilule contraceptive. Mon mari est patient, mais je sais que cette situation lui fait du mal », regrette-t-elle.

Selon elle, certaines femmes considérées à tort comme stériles souffrent en réalité de cette phobie dont elles n’osent pas parler.

« Penser à l’accouchement me pousse à regretter ma grossesse »

La tocophobie se manifeste parfois chez des femmes déjà enceintes. À quatre mois de grossesse, Astou vit quotidiennement dans l’angoisse.

Rencontrée dans une maternité, elle affiche un visage marqué par l’inquiétude. Plus que la grossesse elle-même, c’est l’accouchement qui la terrifie. « J’ai parfois envie d’interrompre ma grossesse quand je pense à l’accouchement. J’ai peur de mourir en donnant naissance. Quand je vois les mois avancer, je suis envahie par l’angoisse », explique-t-elle.

Cette peur constante a des conséquences sur sa santé mentale. Elle dort difficilement, se sent épuisée et perd progressivement sa sérénité. Comme beaucoup d’autres femmes, elle envisage même une césarienne si cela peut réduire son anxiété, bien qu’elle préfère normalement un accouchement par voie basse.

Une souffrance qui peut avoir des conséquences sur la grossesse

Selon les données des études publiées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et dans la revue The Lancet Global Health en décembre 2023, la tocophobie concerne entre 10% et 15% des femmes. Elle est classée comme une affection périnatale.

Cette phobie peut provoquer une anxiété intense, des troubles du sommeil, une fatigue chronique et une difficulté à gérer la douleur lors du travail. Dans certains cas, elle augmente le risque d’accouchements difficiles, de recours à des instruments obstétricaux ou encore de césariennes en urgence.

« J’ai fait deux fausses couches à cause du stress »

Pour Lala, la peur de l’accouchement a pris une dimension dramatique. Elle affirme avoir perdu deux grossesses sous le poids du stress et de l’angoisse. « À chaque grossesse, je suis envahie par la peur. Je ne dors plus, je mange mal et je vis constamment dans l’angoisse. J’ai déjà fait deux fausses couches et je suis persuadée que cette peur y a contribué », raconte-t-elle avec émotion.

Son plus grand regret reste de ne pas pouvoir parler ouvertement de cette souffrance à son époux, qui nourrit le rêve de devenir père. « Ma peur m’empêche de réaliser ce rêve que nous partageons », souffle-t-elle.

Les différentes formes de tocophobie

Des médecins gynécologues expliquent que la tocophobie se présente sous plusieurs formes.

La tocophobie primaire concerne les femmes qui n’ont jamais accouché mais développent une peur intense de l’accouchement, souvent à la suite de récits effrayants, d’images choquantes ou d’informations anxiogènes.

La tocophobie secondaire apparaît après une expérience traumatisante lors d’un précédent accouchement. Une douleur intense, une hémorragie ou une complication obstétricale peuvent laisser des séquelles psychologiques durables.

Enfin, certaines femmes développent une peur de l’accouchement après une dépression postnatale ou un trouble psychologique survenu à la suite d’une naissance.

Selon les spécialistes, un viol ou une agression sexuelle durant l’enfance peut également être à l’origine de cette phobie.

Dans les cas les plus graves, certaines femmes refusent de tomber enceintes, d’avoir des rapports sexuels ou même de se marier. D’autres peuvent être tentées de recourir à un avortement clandestin par peur de l’accouchement.

Un accompagnement psychologique indispensable

Face à cette souffrance, les spécialistes recommandent une prise en charge multidisciplinaire associant gynécologues, sages-femmes et psychologues.

La préparation psychologique à l’accouchement joue un rôle fondamental. Les cours prénataux permettent aux femmes de mieux comprendre les différentes étapes de la grossesse et de l’accouchement, réduisant ainsi leurs angoisses. Des traitements médicamenteux peuvent également être proposés dans certains cas afin d’aider à gérer le stress et l’anxiété.

Quand l’état psychologique de la mère influence celui de l’enfant

Sociologue certifié en psychologie, le Dr Abdoukhadre Sanoko souligne que la peur excessive de la grossesse peut avoir des répercussions importantes sur le bien-être de la future mère.

Selon lui, les récits alarmistes de l’entourage, les fausses croyances et les expériences traumatisantes contribuent souvent à renforcer cette phobie. « La grossesse nécessite un équilibre psychologique important. Une peur permanente peut affaiblir la femme et compliquer certaines étapes de l’accouchement », explique-t-il.

Le Dr Sanoko recommande des séances de relaxation, de respiration et de sophrologie dès les derniers mois de grossesse. Il encourage également les femmes à verbaliser leurs peurs plutôt qu’à les garder pour elles.

Briser le silence autour d’une phobie méconnue

Longtemps ignorée, la tocophobie demeure un sujet tabou dans de nombreuses sociétés où la maternité est souvent considérée comme une évidence. Pourtant, derrière les apparences, des milliers de femmes vivent une détresse silencieuse qui affecte leur santé mentale, leur vie conjugale et leur projet de maternité.

Pour les spécialistes, la première étape consiste à reconnaître l’existence de cette peur et à encourager les femmes concernées à rechercher un accompagnement adapté. Car la tocophobie n’est ni un caprice ni un manque de volonté, mais un véritable trouble psychologique qui peut être traité avec une prise en charge appropriée.

⚡ Résumé express
généré par IA, vérifié par la rédaction

– Rama souffre de tocophobie après le décès de sa mère en couches, évitant toute grossesse depuis quatre ans de mariage.
– Astou, enceinte de quatre mois, est terrifiée par l’accouchement au point d’envisager une interruption de grossesse.
– Lala attribue deux fausses couches au stress lié à sa peur de l’accouchement, sans pouvoir en parler à son mari.

Auteur: Ablaye Gadiaga Sarr
Publié le: Dimanche 05 Juillet 2026

Lire l’article complet ici

Partager. Facebook Twitter Pinterest LinkedIn E-mail Reddit Telegram
Seneweb
  • Site Web
  • Facebook
  • X (Twitter)
  • Instagram

Seneweb est l’un des principaux portails d’actualité sénégalaise, couvrant la politique, la société, l’économie, le sport et les faits divers, avec une information en continu sur le Sénégal, l’Afrique et le monde.

Continuez la lecture

Coupures d’électricité au Sénégal : la Senelec se défend et évoque des cas isolés

Le Pr Amath Ndiaye explique la vraie mission du FMI et de la Banque mondiale

Vacances agricoles : 50 jeunes femmes de Kolda bientôt formées au maraîchage et à la production de pépinières

« Allez travailler, jeunes gens » : Aldiouma Sow sermonne le collectif « 30 jours pour le juste prix »

​Programme DV: 478 candidats sénégalais sélectionnés pour la loterie des visas américains

Hausse des prix : El Hadj Mounirou Ndiaye prédit « des hausses de prix » et mise sur la production locale

​Coupures d’eau et d’électricité : Le Quotidien des populations mis à rude épreuve (REPORTAGE)

500 millions F CFA de la première dame : Guy Marius Sagna réclame l’encadrement des fonds spéciaux

Dakar : deux jours après la marche du «panier vide», la colère reste vive

Sélection de la rédaction

Coupures d’électricité annoncées du 7 au 13 septembre : Senelec dément

septembre 8, 2026

la Cour suprême a suspendu la licence, en attendant le jugement au fond

septembre 8, 2026

Tournoi U17 WAFU A : Suivez en direct le match SÉNÉGAL vs MAURITANIE

septembre 8, 2026

Coupures d’électricité au Sénégal : la Senelec se défend et évoque des cas isolés

septembre 8, 2026

Campagne agricole 2025/2026 : la production nationale de céréales atteint 2,4 millions de tonnes grâce à une forte hausse du maïs

septembre 8, 2026

Latest Articles

« Sonko doit rendre compte » : la charge frontale de Aldiouma Sow

septembre 8, 2026

Le Pr Amath Ndiaye explique la vraie mission du FMI et de la Banque mondiale

septembre 8, 2026

Abdou Diouf souffle ses 91 bougies

septembre 8, 2026

Abonnez-vous aux actualités

Recevez les dernières actualités et mises à jour directement dans votre boîte de réception.

Facebook X (Twitter) Instagram YouTube
Copyright © 2026 NewsBlock Media Group. Tous droits réservés.

Copyright © 2026 NewsBlock Media Group.
Tous droits réservés.

  • Politique de confidentialité
  • Conditions d’utilisation
  • Contact
  • Politique de confidentialité
  • Conditions d’utilisation
  • Contact

Tapez ci-dessus et appuyez sur Entrée pour rechercher. Appuyez sur Échap pour annuler.