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Violences xénophobes: enquête en Afrique du Sud sur le meurtre d’un ressortissant étranger
La police sud-africaine a annoncé mardi enquêter sur le meurtre d’un ressortissant étranger dans la ville de Pietermaritzburg (sud-est), où plusieurs centaines de Malawites se sont rassemblés en vue d’être rapatriés pour fuir les violences xénophobes dans le pays.
Depuis des semaines, des groupes armés de bâtons, de fouets et de boucliers marchent dans certaines régions en exigeant que les étrangers sans papiers quittent le territoire avant le 30 juin, un ultimatum qui n’a aucun fondement légal.
Un Malawite de 29 ans serait mort après avoir été attaqué à l’issue d’une manifestation contre les immigrés clandestins à Pietermaritzburg, vendredi, a annoncé une conseillère municipale, Suraya Reddy, à l’AFP.
« Sa famille l’a identifié, c’est un ressortissant malawite », a-t-elle déclaré.
La police a de son côté affirmé qu’elle ne pouvait pas communiquer la nationalité de l’homme tant que « les autorités de son propre pays » n’avaient pas été informées. Le gouvernement malawite a indiqué qu’il enquêtait sur des informations selon lesquelles l’un de ses ressortissants aurait été tué.
Selon la police, l’homme a été agressé par de nombreuses personnes, avant de s’enfuir et de « glisser » dans une rivière. « Il a été retrouvé sur un méandre de la rivière avec une coupure à la tête et des blessures à la bouche », a précisé la police dans un communiqué, ajoutant qu’une enquête pour meurtre avait été ouverte.
Un important dispositif policier était déployé mardi à Pietermaritzburg, dans la province orientale du KwaZulu-Natal, où plusieurs centaines de Malawites se sont rassemblés pour demander leur rapatriement, a constaté un journaliste de l’AFP.
L’Afrique du Sud, première économie du continent, est depuis longtemps une destination pour les travailleurs africains, en situation régulière comme irrégulière.
Mais elle est confrontée à des vagues récurrentes de violences xénophobes depuis 2008, année où des dizaines de migrants ont été tués et des milliers d’autres déplacés.
Début juin, deux Mozambicains sont morts selon la police à Mossel Bay (sud).
La dernière flambée de violences intervient alors que les partis politiques cherchent à rallier des soutiens avant les élections municipales de novembre.
Selon l’agence de statistiques, quelque 3 millions d’étrangers, soit 5,1% de la population, vivent dans le pays.
Au moins 1.000 Mozambicains ont déjà quitté l’Afrique du Sud. Le Ghana et le Nigeria ont commencé à rapatrier plusieurs centaines de leurs ressortissants.
AFP
Auteur: AFP
Publié le: Mardi 23 Juin 2026
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