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Vallée du fleuve : le riz importé tue le riz local, l’État se tire une balle dans le pied
Selon L’Observateur, les producteurs rizicoles de la vallée du fleuve Sénégal traversent une crise sans précédent, marquée par une importante mévente du riz local et des difficultés de financement de la transformation du paddy. D’après le journal, plus de 35 000 tonnes de riz blanc sont actuellement stockées dans les entrepôts, auxquelles s’ajoutent 37 000 tonnes de riz paddy encore détenues par les producteurs, alors que les récoltes en cours devraient générer près de 290 000 tonnes supplémentaires issues de quelque 49 000 hectares emblavés.
D’après les professionnels du secteur interrogés par le quotidien du Groupe futurs médias, cette paralysie s’explique par la surabondance de riz importé sur le marché et l’échec des mesures d’accompagnement de l’État. Marie Rassoul Niang, secrétaire générale de l’Association nationale des riziers, révèle dans les colonnes du journal que « seules 1 213 tonnes ont été enlevées dans le cadre du dispositif mis en place avec les importateurs ».
De plus, l’État n’a toujours pas versé les subventions promises aux importateurs pour faciliter l’achat du riz local. Le journal souligne également le non-respect des promesses gouvernementales concernant les achats institutionnels de riz local par les administrations publiques (écoles, hôpitaux, armée, universités).
Cette crise menace l’ensemble du tissu économique de la région. Face au manque de visibilité sur les ventes, des chefs d’entreprise comme Assane Koffi, directeur général de la SSFIA, envisagent déjà une réduction du personnel. Face à l’urgence, les riziers, par la voix de Mme Niang, invitent l’État à « transférer la subvention prévue pour les importateurs aux rizeries afin de débloquer la situation » et demandent l’application effective des quotas d’achat public pour sauver la filière et préserver les emplois.
Auteur: Senewebnews-RP
Publié le: Lundi 29 Juin 2026
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