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La Sûreté Urbaine du Commissariat Central de Rufisque a déféré au parquet deux individus pour association de malfaiteurs, offre et cession de chanvre indien et de « Souss » (drogue de synthèse), usurpation de fonction et escroquerie. Une affaire aux multiples rebondissements qui a débuté par un simple litige financier.
Selon la police, l’affaire commence lorsqu’une dame et mise en cause par la suite dépose plainte à la police pour récupérer une somme de 500 000 FCFA. Selon ses dires, elle avait chargé le principal suspect de récupérer une avance de 700 000 FCFA auprès d’un acheteur tiers (ce dernier devant lui verser un total de 1 300 000 FCFA pour l’achat de son véhicule). C’est sur cette avance que la plaignante affirmait avoir consenti un prêt de 500 000 FCFA au suspect.
« Convoqué et entendu, le mis en cause livre une tout autre version qui va faire basculer le dossier. Il affirme que la somme en jeu n’est que de 300 000 FCFA et soutient qu’elle était en réalité destinée à financer l’achat de « Souss », en provenance d’un pays frontalier, en vue d’une revente par l’intermédiaire d’un tiers. Rappelée pour une confrontation, la plaignante fait de surprenantes révélations : elle avoue l’existence d’un projet de trafic, mais rectifie la nature du produit en affirmant qu’il s’agissait de chanvre indien et non de « Souss ». Elle persiste cependant à dire que ce trafic n’a aucun lien avec la dette d’argent de sa plainte. Face à face, les deux parties campent farouchement sur leurs positions », explique la police.
D’après la même source, pour démêler le vrai du faux, le tiers a été convoqué. Son audition va faire éclater la vérité. Ce dernier révèle qu’il a lui-même déposé une plainte auprès du Procureur de la République contre la dame depuis le 1er février 2026 pour escroquerie. Il explique alors le véritable stratagème : le mis en cause lui avait présenté la plaignante comme étant une « Capitaine des douanes ». Confiant, il s’était fait soutirer par le binôme la somme totale de 1 555 000 FCFA. Confrontés à ce témoignage imparable et aux preuves accumulées par les enquêteurs, les mis en cause ont fini par passer aux aveux complets.
A l’issue de la procédure, les mis en cause ont été conduit devant le parquet.
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