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L’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) a abrité, ce lundi, un atelier scientifique de validation des Indices Composites de Dynamique Territoriale (ICDT) et de Viabilité Territoriale (ICVT), dans le cadre de la réforme territoriale portée par les autorités.
La rencontre a réuni un large éventail d’acteurs institutionnels et scientifiques, parmi lesquels le recteur de l’UCAD, le doyen de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines, des enseignants-chercheurs, statisticiens et économètres, ainsi que des représentants de partenaires techniques et financiers, notamment la Banque mondiale, l’Enabel et la JICA.
Les directeurs nationaux et chefs de services administratifs concernés ont également pris part aux travaux, illustrant le caractère transversal de l’exercice.
Selon le ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des territoires, Moussa Bala Fofana, ces deux instruments statistiques constituent des outils structurants destinés à guider la réforme territoriale inscrite dans la Vision Sénégal 2050.
L’atelier ne s’est pas limité à une validation formelle. Il a été un cadre d’échanges scientifiques approfondis, au cours duquel les experts ont examiné les choix méthodologiques, débattu de la pertinence des indicateurs retenus, formulé des propositions d’ajustement et renforcé la robustesse globale des deux indices.
Cette démarche participative, selon les organisateurs, vise à garantir à la fois la solidité scientifique des outils et leur acceptabilité dans les politiques publiques.
L’Indice composite de dynamique territoriale (ICDT) permet d’appréhender de manière globale les trajectoires des territoires, en identifiant les zones d’expansion, de stagnation ou de régression, ainsi que les principaux facteurs explicatifs de ces dynamiques. Il devrait servir de base à la structuration de pôles territoriaux mieux adaptés aux réalités locales.
De son côté, l’Indice composite de viabilité territoriale (ICVT) évalue la capacité structurelle des collectivités à assurer un développement durable, à travers notamment leur autonomie financière, la qualité des services publics, la gouvernance et l’attractivité territoriale. Il est appelé à contribuer à la rationalisation du maillage communal.
Les autorités soulignent que ces outils marquent une rupture avec les approches sectorielles fragmentées, au profit d’une lecture intégrée et systémique des territoires.
Le ministre a salué la contribution de la communauté universitaire ainsi que l’appui des partenaires techniques et financiers, notamment la Banque mondiale, Enabel et la JICA, dans le processus de conception et de validation.
Il a enfin indiqué que cette étape constitue un point de départ vers l’opérationnalisation des indices et leur appropriation par les collectivités territoriales.
« La science éclaire notre chemin. L’action suit », a-t-il déclaré.
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