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Cette visite a également été l’occasion pour les responsables de l’usine de rassurer les autorités sur les performances de l’entreprise. La Compagnie sucrière sénégalaise a ainsi enregistré des résultats jugés « très satisfaisants » au cours de la dernière campagne agricole.
Des assurances données par l’ingénieur Qualité, Hygiène, Sécurité et Environnement (QHSE) de la CSS, Khassim Faye, qui a également mis en avant les importants investissements réalisés par l’entreprise.
« Nous avons atteint nos objectifs grâce à une bonne coordination, une bonne maîtrise des opérations et un véritable esprit d’équipe. La CSS poursuit la mise en œuvre de son programme de développement à travers plusieurs projets, dont une nouvelle chaudière industrielle mise en service à la fin de la campagne agricole », a-t-il déclaré.
À l’issue de la visite, M. Faye a indiqué que la CSS, l’un des principaux employeurs privés du Sénégal, envisage d’augmenter sa capacité de broyage de la canne à sucre, passant de 8 000 à 12 000 tonnes par jour.
La Compagnie sucrière sénégalaise a également entamé la construction d’une distillerie afin d’accroître sa production de sucre, selon son ingénieur QHSE.
« Ces investissements s’inscrivent dans la stratégie de développement de la CSS et dans sa contribution à la souveraineté alimentaire du pays », a souligné Khassim Faye.
Il a toutefois précisé que l’accès au foncier demeure l’un des principaux défis à relever pour permettre à l’entreprise de poursuivre son expansion.
À l’issue de leur visite, les responsables du ministère de l’Industrie et du Commerce ont tenu à rassurer les consommateurs sur la disponibilité de quantités suffisantes de sucre pour le marché national, avec un stock actuel estimé à 70 000 tonnes.
Selon Alimatou Diémé Touré, adjointe au chef du Service régional du commerce intérieur de Saint-Louis, la consommation nationale varie entre 17 000 et 18 000 tonnes de sucre par mois.
« Le stock disponible à la CSS peut satisfaire les besoins du pays pendant quatre mois », a-t-elle assuré, écartant ainsi tout risque de pénurie de sucre au Sénégal dans les mois à venir.
Adama Sall (Saint-Louis)
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