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Selon l’expert, la crise de la dette sénégalaise présente des similitudes avec « le désastre grec d’il y a dix ans », enfermant le pays dans l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) sans aucune possibilité de dévaluation ni de marge budgétaire suffisante. Affirmant sans détour que « le Sénégal est insolvable », il estime que cette situation fait peser de graves menaces sur l’union monétaire régionale.
L’auteur critique sévèrement l’accord de principe d’environ 2,2 milliards de dollars américains conclu sous forme de Facilité élargie de crédit (FEC) entre le FMI et le Sénégal, qualifiant cette « bonne nouvelle » d’illusoire. Il relève que le Fonds s’apprête à octroyer une dérogation au gouvernement malgré les révélations de la Cour des comptes sur de graves affaires de « déclaration erronée » et de dette cachée sous le régime de Macky Sall, dénonçant une approche qui « laisse impunis les crimes des régimes Sall et Faye ».
Sur le plan technique, l’analyse démontre que la restructuration envisagée (PTDS) se limite à une portion congrue de la dette (euro-obligations et dettes extérieures), ignorant une grande partie des arriérés intérieurs estimés à « 8 à 9 % du PIB » par le Premier ministre Lo. Pour McIntire, cette stratégie vise avant tout à « éviter une crise bancaire régionale » susceptible d’anéantir la parité du franc CFA, au détriment d’une viabilité à long terme.
L’ancien fonctionnaire affirme que ces plans de sauvetage se basent sur des « projections optimistes concernant les recettes pétrolières et gazières » tout en servant en partie à rembourser les créanciers multilatéraux. Il conclut qu’il « faudra bien plus que de simples discours sur le dialogue » pour sauver le Sénégal, réclamant « une restructuration profonde de la dette publique, sous toutes ses formes » ainsi que des poursuites pénales concrètes.
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