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La liberté entrevue s’éloigne pour Pape Malick Ndour. L’ancien coordonnateur du Programme national des domaines agricoles communautaires (Prodac) avait obtenu la semaine passée une mesure de liberté provisoire assortie d’un bracelet électronique. La Chambre d’accusation financière l’autorisait à quitter son domicile dès 6 heures et à y rentrer à 21 heures au plus tard.
Cet assouplissement n’aura duré que le temps du recours. Le Parquet général financier a introduit un pourvoi en cassation dans le délai légal de six jours, suspendant aussitôt les effets de la décision. Pape Malick Ndour demeure donc détenu à la prison de Rebeuss, renvoyé à l’incertitude qu’il pensait derrière lui.
Un feuilleton judiciaire aux multiples épisodes
Arrêté le 15 mai 2026 par la Division des investigations criminelles (DIC), Pape Malick Ndour fait face à de lourdes charges : détournement présumé de 2,3 milliards de francs CFA, association de malfaiteurs et blanchiment de capitaux. Sa gestion à la tête du Prodac est au cœur de l’enquête.
Le parcours carcéral de l’ancien ministre de la Jeunesse a déjà connu plusieurs virages. Placé sous bracelet électronique en début d’instruction, il avait vu cette mesure révoquée par la Chambre d’accusation financière, qui avait ordonné son incarcération. Le 24 juin 2026, la même juridiction d’appel était revenue sur sa position et lui avait accordé une nouvelle liberté surveillée. C’est ce dispositif que le pourvoi du Parquet vient remettre en cause.
Désormais, le sort de Pape Malick Ndour repose entre les mains de la Cour suprême, seule compétente pour trancher le recours. Dans cette attente, l’ancien responsable du Prodac reste à Rebeuss. Il avait pourtant affiché sa détermination en avril dernier, déclarant sur ses plateformes : « Si mes adversaires veulent que j’aille en prison, je le ferai la tête haute ».
Senenews a rapporté ces derniers développements de l’affaire Prodac.
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