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La 1ère Assemblée générale constitutive de la Fondation Mamadou Sall « L’État de Droit en Afrique » a eu lieu ce samedi 13 juin
La 1ère Assemblée générale constitutive de la Fondation Mamadou Sall « L’État de Droit en Afrique » a eu lieu ce samedi 13 juin. La rencontre qui a réuni universitaires, anciens hauts fonctionnaires, juristes et acteurs de la société civile, a été une occasion pour rendre hommage à feu Mamadou Sall figure emblématique de l’administration sénégalaise. L’objectif est de promouvoir l’état de droit au Sénégal et sur le continent africain.
À l’issue de la rencontre, le professeur Pape Samba Ndiaye, directeur de l’UFR des Sciences juridiques et politiques de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis (UGB), a été porté à la présidence du Conseil de la Fondation.
Présentant les objectifs de la structure, il a rappelé que l’État de droit repose sur un principe fondamental : »c’est l’État qui crée le droit. En créant le droit, il le respecte et en le respectant aussi, il le fait respecter », a-t-il expliqué.
Pour le président de la fondation, la création de cette structure intervient dans un contexte marqué par des défis croissants pour les institutions publiques. M.Ndiaye a indiqué que l’État de droit demeure le principal rempart contre les risques d’anarchie et de chaos, tout en garantissant les libertés individuelles, économiques et collectives des citoyens.
« Aujourd’hui, il y a une tendance dans le monde qui cherche à démanteler l’État pour installer l’anarchie et le chaos. L’État de droit est le dernier rempart des citoyens pour la protection de leur liberté », dit-il.
Mamadou Yandé Touré, administrateur civil à la retraite et ancien gouverneur de région, a insisté sur la nécessité de renforcer les fondements démocratiques du Sénégal : « Nous sommes déjà en retard, et c’est pourquoi nous nous battons pour arriver à cet État de droit, afin que vraiment, nous ayons les mains libres… pour assurer notre développement ».
Il a aussi salué la sociologie sénégalaise, notamment « le brassage ethnique, le brassage religieux, l’ouverture », qui fait du Sénégal « un grand peuple, un grand pays ». » Le Sénégal doit non seulement maintenir et améliorer cette démocratie, mais aider également les pays qui nous entourent », a insisté M. Touré.
L’ancien administrateur civil a également souligné que la démocratie ne peut prospérer sans le respect des règles et des institutions. Comparant le fonctionnement démocratique à un train circulant sur des rails, il a estimé que tout écart aux principes fondamentaux expose la société à des risques de déstabilisation.
Saluant l’initiative qu’il qualifie d’innovante et nécessaire, le constitutionnaliste Ngouda Mboup a livré un cours magistral sur l’état de droit. Selon lui, l’État de droit constitue « la charpente qui permet à l’État de rester debout et de fonctionner». Il a rappelé que ce concept repose avant tout sur la soumission de l’État au droit et représente une valeur universellement reconnue.
Pour l’universitaire, le Sénégal demeure l’un des pays africains les plus cités en exemple en matière d’État de droit, même si cet acquis doit être constamment consolidé. « L’État de droit est un processus permanent qui n’est jamais totalement achevé. Il connaît des avancées et des reculs partout dans le monde », a-t-il souligné.
Il a aussi souligné l’importance de la mise en place d’un dispositif de veille, d’alerte et d’accompagnement des institutions, des organisations et des citoyens pour contribuer à la préservation des principes fondamentaux que sont la séparation des pouvoirs, l’égalité devant la loi, les libertés publiques et la participation démocratique.
À travers cette nouvelle structure, les initiateurs souhaitent transmettre aux jeunes générations les valeurs incarnées par feu Mamadou Sall et encourager une culture de responsabilité, de citoyenneté et de respect des institutions.
Auteur: Bernadette Seynabou FAYE
Publié le: Samedi 13 Juin 2026
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