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Fatick : les officiers d’état civil en formation pour améliorer la qualité du service
Les officiers de l’état civil relevant du ressort du tribunal d’instance de Fatick ont bénéficié, pendant deux jours (18 et 19 juin), d’une session de renforcement des capacités. Selon le président du tribunal d’instance de Fatick, Latyr Sène, cette formation fait suite aux nombreuses lacunes constatées lors des missions d’inspection menées dans les différents centres d’état civil.
« Des missions d’inspection ont été effectuées dans les centres d’état civil des 17 communes relevant du ressort du tribunal d’instance de Fatick, et plusieurs lacunes y ont été relevées. C’est la raison pour laquelle nous avons organisé cet atelier de deux jours afin de renforcer les capacités des agents de l’état civil », a-t-il expliqué.
Poursuivant son intervention, le président du tribunal d’instance de Fatick a indiqué que les missions d’inspection avaient également mis en évidence des pratiques disparates d’un centre à l’autre. « Il fallait harmoniser ces pratiques afin que tous les agents travaillent selon les mêmes règles », a-t-il précisé.
S’agissant des manquements, ils sont liés notamment à l’archivage, à la disponibilité des registres et à la publicité des actes d’état civil.
Pour M. Sène, ces insuffisances s’expliquent en grande partie par le manque de formation. Dans ce sens, les agents sont formés sur différents modules, notamment la gestion des archives, le cadre légal et réglementaire de l’état civil, entre autres.
Abordant la question des audiences foraines, il a rappelé qu’elles répondaient, à l’origine, à une situation conjoncturelle.
« En 2026, si tout se passe bien, nous ne devrions plus organiser d’audiences foraines. C’était une mesure conjoncturelle qui est progressivement devenue un droit dans l’esprit des populations », a-t-il déclaré.
Il a insisté sur la nécessité de sensibiliser davantage les parents sur l’importance de déclarer les naissances dans les délais légaux. Il a également rappelé que cette démarche n’incombe pas uniquement au père.
« La déclaration de naissance n’est pas exclusivement réservée au père. Une panoplie de personnes est habilitée par la loi à effectuer cette déclaration », a-t-il souligné, invitant les populations à accomplir cet acte essentiel pour garantir l’existence juridique de l’enfant.
Auteur: Ndeye Astou NDIAYE
Publié le: Samedi 20 Juin 2026
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