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L’Agence nationale pour les énergies renouvelables (ANER) veut accélérer l’adoption du pompage solaire photovoltaïque dans le monde rural. Face à la hausse des charges liées à l’électricité et au carburant, l’ANER mise sur l’énergie solaire photovoltaïque pour alléger durablement les coûts de production agricole.
A cet effet, l’ANER a organisé à Diama, dans la région de Saint-Louis, un atelier consacré au développement du pompage solaire, avec la participation des autorités administratives et territoriales, des producteurs et de plusieurs partenaires techniques et financiers.
Selon le directeur général de l’ANER, le Pr. Diouma Kobor, l’objectif est avant tout de permettre aux producteurs de réduire leurs coûts de production, notamment ceux liés à l’accès à l’eau. « L’objectif principal de cet atelier est de réfléchir aux moyens d’accompagner les producteurs agricoles afin de réduire leurs coûts de production, particulièrement en facilitant leur accès à l’eau », a-t-il expliqué.
Pour le responsable, le coût de l’énergie constitue aujourd’hui un facteur déterminant dans la compétitivité de la production locale. Il estime que les difficultés liées au pompage de l’eau et à l’accès à l’électricité renchérissent le prix de revient des produits agricoles et compliquent leur concurrence avec les produits importés.
Le solaire pour améliorer la compétitivité
L’ANER entend ainsi s’appuyer sur le solaire photovoltaïque, présenté comme une solution permettant de réduire les charges énergétiques des exploitations agricoles.
« Nous avons compris et nous savons aujourd’hui que la technologie de production d’énergie là moins coûteuse est, bien sûr, le solaire photovoltaïque », a déclaré le Pr. Kobor.
Le directeur général de l’ANER souligne également l’importance de l’ensoleillement dont bénéficie le Sénégal, un atout qui, selon lui, peut-être davantage exploité pour accompagner le développement agricole.
Au-delà de la réduction des coûts, cette stratégie vise également à contribuer à la réduction des disparités dans l’accès à l’énergie entre les zones rurales et urbaines.
Des équipements sans investissement initial
L’un des principaux obstacles au développement du solaire dans le monde rural reste, selon l’ANER, le coût de l’investissement de départ. Pour y remédier, l’agence veut mettre en place un mécanisme permettant aux producteurs d’accéder aux équipements sans avoir à mobiliser de fonds au préalable.
Le principe consiste à proposer un système de paiement mensuel adapté aux dépenses énergétiques actuelles des exploitants. « Nous voulons faire en sorte que ce que les producteurs paieront chaque mois, que ce soit pour l’électricité de la SENELEC ou pour le carburant, soit inférieur à leurs dépenses actuelles », a expliqué le DG de l’ANER.
Cette formule doit permettre aux agriculteurs de passer progressivement au pompage solaire tout en maîtrisant leurs charges d’exploitation.
Plusieurs milliards de francs CFA mobilisés
Pour concrétiser cette ambition, l’ANER compte sur l’appui de plusieurs partenaires internationaux. L’Alliance solaire internationale (ISA) figure parmi les principaux soutiens du programme.
D’après le Pr. Diouma Kobor, l’ISA a accepté d’accompagner l’agence dans un programme prévoyant l’installation de 2 000 à 2 500 pompes solaires. La GIZ figure également parmi les partenaires mobilisés, aux côtés d’autres bailleurs appelés à contribuer au financement du programme.
La région de Saint-Louis constitue une cible prioritaire pour l’ANER en raison de son important potentiel agricole et de ses besoins en matière d’irrigation.
À travers cette initiative, l’agence ambitionne ainsi de favoriser l’accès des producteurs à une énergie moins coûteuse, d’améliorer la compétitivité de l’agriculture locale et de réduire progressivement la fracture énergétique entre les territoires ruraux et urbains.
Babacar SENE (correspondant) Saint-Louis)
⚡ Résumé express
généré par IA, vérifié par la rédaction
– L’ANER a organisé à Diama, dans la région de Saint-Louis, un atelier consacré au développement du pompage solaire photovoltaïque.
– Le directeur général de l’ANER, le Pr. Diouma Kobor, affirme que l’objectif est de réduire les coûts de production des producteurs, notamment ceux liés à l’accès à l’eau.
– L’ANER veut mettre en place un mécanisme de paiement mensuel pour permettre aux producteurs d’accéder aux équipements sans investissement initial.
Auteur: Babacar SENE (correspondant) Saint-Louis)
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