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Rappelant la puissance de la mobilisation citoyenne et des Dahiras, Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy Al Amine a cité l’exemple emblématique du chantier de la grande mosquée de Tivaouane, ayant réussi à lever près de 22 milliards de FCFA en trois ans. Selon lui, cette extraordinaire capacité de financement par le capital social doit désormais servir à financer des projets productifs d’envergure.
Priorités stratégiques pour un impact durable
Afin d’éviter que les bénéfices financiers de l’événement n’échappent aux acteurs locaux, plusieurs leviers prioritaires ont été identifiés :
Développement des compétences locales : Consolidation du programme de formation, d’incubation et de financement déjà initié dans des cités comme Kaolack, Médina Baye, Léona Niassène, Touba, Tivaouane et Thiès.
Captation des opportunités de services : Structuration des filières de l’hébergement, du transport, de l’assainissement et de la restauration pour qu’elles génèrent des emplois permanents pour les jeunes résidents.
Pérennalisation des équipements : Transformation des infrastructures d’accueil construites pour le Gamou en actifs économiques exploitables tout au long de l’année.
Cette approche concertée entre l’État, les collectivités locales, les Dahiras et le secteur privé vise à faire du Gamou un catalyseur de développement territorial, garantissant que la ferveur spirituelle débouche sur un progrès socio-économique mesurable et partagé.
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