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Le Premier ministre, Ahmadou Al Aminou Mouhamed Lo, a présidé, le jeudi 18 juin 2026, un Conseil interministériel consacré à la préparation de la session 2026 des examens scolaires. À l’issue des travaux, 17 mesures phares visant à assurer un bon déroulement des épreuves ont été annoncées.
Le gouvernement entend consolider les acquis enregistrés ces dernières années dans l’organisation des examens nationaux, tout en engageant des réformes de fond. En Conseil interministériel présidé, hier, à Dakar, par le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Mouhamed Lo, 17 mesures phares ont été annoncées pour traduire en réalité cet engagement sur le terrain. « J’engage les ministres chargés de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur, de la Formation professionnelle et technique, en rapport avec le ministre des Forces armées, celui de l’Intérieur et de la Sécurité publique, ainsi que le ministre chargé des Collectivités territoriales, entre autres départements impliqués, à assurer la sécurisation coordonnée de tout le processus d’organisation des examens et concours (lieux de conception et de stockage des épreuves, circuits de distribution des épreuves, personnels, centres d’examens, convoyage des épreuves) ». Le chef du gouvernement demande au ministre de l’Enseignement supérieur, en rapport avec celui de la Justice de prendre les dispositions nécessaires pour permettre aux candidats forclos pour certains faits d’état civil qui ne leur sont pas imputables, de passer l’examen du baccalauréat à la session de remplacement 2026.
Concernant la prise en charge des candidats en situation de handicap, les ministres de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Formation professionnelle et technique sont invités à adapter les épreuves des examens et concours à chaque type de handicap (dispositif de transcription en braille des épreuves pour les candidats non voyants, agrandissement de la police d’écriture pour les candidats mal voyants) et de veiller à l’application du tiers temps pédagogique pour ces candidats. M. Lo préconise aussi la mise en place d’un dispositif complet d’accueil et d’accompagnement dans les centres d’examen, comprenant des mesures spécifiques pour les candidats en situation de handicap.
Miser sur le suivi-évaluation
Il a été demandé au ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle et technique de veiller au parachèvement du mode opératoire de paiement digitalisé, de manière à assurer le paiement des avances et le règlement intégral des indemnités dues aux différents acteurs (surveillants, secrétaires, correcteurs, examinateurs, superviseurs) à la fin des examens et de faciliter la prise en charge du convoyage des épreuves par les Forces de défense et de sécurité. À ce titre, selon Al Aminou Lo, « la sanctuarisation du budget de l’Éducation nationale constitue désormais une option irréversible du gouvernement ».
Le Premier ministre demande également au ministre, Secrétaire général du gouvernement, de proposer un arrêté mettant en place un comité interministériel coordonné par la Primature, chargé, en relation avec le ministre de l’Éducation nationale, ceux de l’Enseignement supérieur et de la Formation professionnelle et technique, de finaliser le processus de révision du statut juridique de l’Office du Baccalauréat. Cela, afin de consacrer son autonomie administrative et financière et d’améliorer ses performances.
Dans le même sillage, le ministre de l’Éducation nationale a été instruit de travailler en synergie avec son homologue de l’Emploi et de la Formation professionnelle et technique pour mettre en place un cadre de concertation ouvert à l’ensemble des parties prenantes, afin de parachever les travaux relatifs à la réforme du baccalauréat, dans le cadre de la refondation en cours du système éducatif.
M. Lo invite le ministre de l’Éducation nationale à finaliser le processus de création du Cfee et d’un Bfem arabe. Celui-ci doit aussi engager la révision de la clause d’âge réglementaire d’accès aux examens scolaires, afin de concilier l’impératif d’inclusion des apprenants, la valorisation des parcours d’excellence et la fluidité des transitions entre les différents cycles d’enseignement.
Le reste des mesures concerne le suivi-évaluation qui implique le Secrétaire général du gouvernement et les ministères de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle et technique. Ahmadou Al Aminou Mouhamed Lo a salué à ce propos les progrès réalisés dans plusieurs domaines stratégiques. Il a notamment relevé les avancées enregistrées en matière de sécurisation des épreuves, d’amélioration de la logistique, de paiement des indemnités de session aux acteurs. Selon le ministre Secrétaire général du Gouvernement, Pape Assane Touré, la session 2026 des examens scolaires est également marquée par des innovations majeures telles que la gestion du Certificat de fin d’études élémentaires (Cfee) directement dans les centres d’examen avec une délibération attendue dans un délai de dix jours, la suppression du concours d’Entrée en sixième, la digitalisation intégrale des procédures à travers la plateforme Anadole ainsi que le renforcement du dispositif de lutte contre la fraude.
Daouda DIOUF
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