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Selon les experts, ce désengagement massif des donateurs traditionnels intervient à un moment critique, alors que les économies de la région, déjà fragilisées par six années de chocs successifs, n’ont que peu de marges de manœuvre.
Face à cette crise, les gouvernements africains sont contraints à des « choix difficiles ». Le FMI souligne que les stratégies actuelles comme la réduction des investissements publics ou le recours accru à l’emprunt comportent des risques majeurs pour le développement à long terme.
« Il n’y a pas de choix faciles », rappellent les auteurs, notant que le remplacement de l’aide par la dette alourdit les risques financiers, tandis que l’abandon de certains programmes porte un « préjudice durable au capital humain ».
Pour faire face à cette nouvelle réalité, les analystes préconisent une reconfiguration profonde du modèle de financement.
Ils appellent à « protéger et cibler l’aide à fort impact », à explorer le financement mixte pour mobiliser le secteur privé et, surtout, à « renforcer les capacités nationales » pour gagner en résilience.
« La tendance est claire : la dépendance à l’égard de l’aide extérieure deviendra plus incertaine et la politique intérieure jouera un rôle plus important », conclut les économistes du Fmi.
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