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Alioune Tine dénonce la censure d’une table ronde sur les disparitions forcées en Guinée
Le fondateur d’Afrikajom Center, Alioune Tine, condamne l’annulation par les autorités sénégalaises d’une table ronde internationale consacrée aux disparitions forcées en Guinée. Il estime que cette décision porte atteinte aux engagements du Sénégal en matière de droits humains et appelle le gouvernement à respecter les conventions internationales qu’il a ratifiées.
« La Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, qui garantit en son article 9 le droit à l’information et la liberté d’expression, en son article 10 la liberté d’association, et en son article 11 le droit de réunion pacifique ; le Protocole additionnel de la CEDEAO sur la démocratie et la bonne gouvernance, dont l’article 1er érige le respect des droits humains, tels que consacrés par la Charte africaine, en principe de convergence constitutionnelle s’imposant à tous les États membres; le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, dont l’article 19 protège la liberté d’opinion et d’expression, l’article 21 le droit de réunion pacifique, et l’article 22 la liberté d’association », lit-on dans un communiqué, d’Afrikajom Center.
L’organisation appelle les autorités sénégalaises à se conformer aux engagements qu’elles ont librement ratifiés et à garantir l’exercice des libertés publiques.
Elle rappelle également le rôle historique du Sénégal comme terre d’accueil pour les défenseurs des droits humains guinéens. Elle cite notamment les cas d’Alpha Condé, de Cellou Dalein Diallo, ainsi que de nombreux activistes et syndicalistes guinéens qui ont pu trouver refuge et s’exprimer librement au Sénégal.
Enfin, Afrikajom Center réaffirme son soutien à Tournons La Page Guinée et à l’ensemble des organisations mobilisées contre les disparitions forcées, appelant à préserver la tradition sénégalaise de protection des droits humains et des libertés sur le continent.
« Le Sénégal a toujours été aux côtés du peuple guinéen dans ses combats pour les droits humains. On peut citer les cas d’Alpha Condé, défendu en son temps par les partis politiques sénégalais et la société civile, et de Cellou Dalein Diallo, ainsi que des activistes et syndicalistes guinéens qui y ont toujours trouvé asile et pu s’exprimer librement. Le Sénégal doit continuer aujourd’hui à demeurer une terre d’asile et de protection des droits humains et des libertés sur le continent », indique l’organisation.
⚡ Résumé express
généré par IA, vérifié par la rédaction
– Alioune Tine condamne l’annulation par les autorités sénégalaises d’une table ronde sur les disparitions forcées en Guinée.
– Il estime que cette décision viole les engagements du Sénégal en matière de droits humains, notamment la Charte africaine et le Pacte international.
– Afrikajom Center appelle le Sénégal à respecter ses obligations et à préserver son rôle historique de terre d’accueil pour les défenseurs guinéens.
Auteur: Khady Ndoye
Publié le: Jeudi 09 Juillet 2026
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