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Agressions sauvages aux Allées du Centenaire : Les profils de la bande organisée qui terrorisait Dakar
Armés d’antivols et de pavés, ils ont pris en chasse deux victimes à moto après les avoir aspergées de gaz asphyxiants. Une fille figure parmi les neuf interpellés.
Dans la matinée du 26 juin 2026, les éléments de la Brigade de Recherches du commissariat d’arrondissement de la Médina ont été dépêchés en urgence aux Allées du Centenaire, suite à un appel d’intervention signalant des scènes d’agression en cours. De retour de mission, les policiers ont ramené deux suspects interpellés sur place, ouvrant ainsi une enquête qui allait rapidement déboucher sur l’arrestation de neuf individus, tous de nationalité guinéenne.
Une nuit festive qui tourne au cauchemar
Les faits remontent aux premières heures du 26 juin 2026, vers 5 heures du matin. A.Camara et A.Baldé venaient de passer une soirée dansante au Niani Nith Club, situé derrière le Petit Palais. À leur sortie de l’établissement, les deux amis ont enfourché leur moto de type Bajaj pour rentrer chez eux. Ils ignoraient alors qu’un groupe de jeunes les attendait selon des sources de Seneweb.
À peine sortis, un gang surgit et les asperge de gaz asphyxiants. Les deux victimes parviennent néanmoins à démarrer leur engin à vive allure pour échapper à cette première tentative d’agression. Mais les malfaiteurs, eux aussi à moto, se lancent immédiatement à leur poursuite dans les rues encore désertes de Dakar.
Une course-poursuite suivie d’un passage à tabac
La traque prend fin au feu tricolore situé à hauteur du siège de la RTS, aux Allées du Centenaire. Les agresseurs contournent la moto des victimes et la percutent violemment, les projetant au sol. Profitant de leur état de vulnérabilité, le groupe se déchaîne et roue les deux hommes de coups, en utilisant un antivol de moto et des pavés comme armes. Les victimes ont été laissées pour compte avec une incapacité temporaire de travail de treize jours chacune, attestée médicalement.
Deux des agresseurs sont interpellés sur place en flagrant délit, leur moto saisie. Il s’agit de Mamadou Diallo, 20 ans, et Sara Paul Bah, 22 ans, tous deux de nationalité guinéenne, se disant ouvriers et domiciliés aux Parcelles Assainies. Leurs complices, eux, prennent la fuite.
Le fil mène aux Parcelles Assainies
Interrogés sur la localisation de leurs acolytes en fuite, les deux suspects révèlent que l’ensemble du groupe partage une même chambre aux Parcelles Assainies. Les enquêteurs se transportent aussitôt sur les lieux et procèdent à l’interpellation de sept autres individus, dont une jeune fille.
Le groupe est ainsi composé de neuf ressortissants guinéens dont voici les profils :
Souleymane Diallo, 20 ans, livreur.Brahima Diallo, 18 ans, coiffeur.Saliou Diallo, 21 ans, élève coranique. Chérif Diallo, 22 ans, boutiquier. Chérif Diallo, 22 ans, plafonnier.Arona Ly, 20 ans, mécanicien. Sophietou Ba, 18 ans, tailleuse.
Une bande organisée démantelée
La présence d’une femme au sein du groupe, la cohabitation de tous les membres dans une même chambre et l’utilisation coordonnée de plusieurs motos lors de l’attaque témoignent d’une organisation rodée. Les neuf individus, tous de nationalité guinéenne ont été conduits au commissariat pour être entendus sur leur implication dans cette affaire.
Le procureur de la République a été informé des faits. L’enquête se poursuit afin de déterminer l’étendue exacte des activités du groupe et d’établir les responsabilités de chacun.
Auteur: Mor Mbaye CISSE
Publié le: Lundi 29 Juin 2026
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