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Le ministère de l’Éducation nationale, à travers la Direction de la formation et de la communication (Dfc) a procédé, vendredi, au lancement de la campagne nationale de communication pour la vulgarisation du Modèle harmonisé d’enseignement bilingue au Sénégal (Mohebs). Objectif : fédérer les énergies sur l’introduction des langues nationales dans l’enseignement.
RUFISQUE – Un nouveau jalon vient d’être posé dans la refondation du système éducatif. Il s’agit du lancement, vendredi 12 juin, à Diamniadio, de la campagne de communication sur le Modèle harmonisé de l’enseignement bilingue au Sénégal (Mohebs). En phase de généralisation à l’échelle nationale, le directeur de la formation et de la communication, Daouda Guèye, qui a présidé l’événement, s’est vanté des bons résultats de ce modèle qui, a-t-il souligné, « vise à bâtir une école plus efficace, équitable et profondément enracinée dans nos valeurs et réalités ».
M. Guèye estime que la durabilité de celui-ci repose sur l’adhésion et la synergie de tous les acteurs, ainsi que sur une communication « incisive, inclusive et de proximité ». « La communication constitue un pilier central de notre stratégie. Il ne s’agit pas seulement d’informer, mais de donner du sens, d’accompagner, de construire la confiance et la mobilisation collective », a-t-il indiqué.
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Insistant sur le volet communication, Momar Talla Bèye, chef de division communication à la DFC, a indiqué que le portage se fera d’abord sur le plan institutionnel (ministère), à la Direction générale de l’enseignement élémentaire (DGEE) et dans toutes les académies du pays. Il sera ensuite étendu dans les instances déconcentrées.
Outre ces méthodes, la Dfc entend utiliser les supports digitaux et médiatiques (télévisions nationales et radios communautaires) pour développer la mise en oeuvre de cette stratégie. « Dans tout le pays, avec les huit langues nationales et le français, nous allons charrier ces supports pour permettre aux populations de s’approprier le Mohebs », déclare-t-il.
Malgré les résultats engrangés, le ministère de l’Éducation nationale a décelé quelques défis dans la mise en œuvre du Mohebs. Ceux-ci, précise Momar Talla Bèye, sont d’ordre matériel (disponibilité à temps et en quantité des ressources didactiques), former suffisamment d’enseignants, et développer des stratégies innovantes en matière de communication. Le ministère, a rappelé M. Bèye, compte sur le budget souverain, l’accompagnement des partenaires financiers et l’engagement des collectivités territoriales et des entreprises à travers la Responsabilité sociétale des entreprises (Rse).
Mohamed DIÈNE (Correspondant)
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