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En perspective de la digitalisation intégrale de l’état civil au Sénégal, l’Agence nationale de l’état civil (Anec) a outillé 36 officiers et agents du secteur. Son directeur général, Matar Ndao, a révélé que sur les 629 centres que compte le Sénégal, 66 % sont déjà digitalisés.
GUÉDIAWAYE – Le Sénégal est en train d’enregistrer des avancées significatives dans son processus de digitalisation des centres d’état civil. Déjà, 66 % d’entre eux sont numérisés, en attendant d’aller vers la digitalisation intégrale. L’annonce a été faite par Matar Ndao, directeur général de l’Agence nationale de l’état civil (Anec). Il a ouvert, le jeudi 11 juin, à la mairie de Guédiawaye, une session de formation de 3 jours sur l’utilisation des outils de digitalisation de l’état civil à l’intention de 36 acteurs (officiers et agents) venus de 12 centres d’état civil.
M. Ndao a précisé que digitaliser un centre consiste d’abord à y installer le logiciel de gestion et ensuite à y ouvrir la plateforme « Sama état civil » qui permet aux Sénégalais de faire des demandes d’établissement d’actes en ligne. Il s’agit aussi d’assurer la connectivité nécessaire pour rendre effective la digitalisation.
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Le Directeur général de l’Anec a rappelé que la nouvelle option est de procéder à un maillage sectoriel afin de s’assurer que des réponses adéquates ont été apportées à tous les problèmes liés à l’état civil dans une zone déterminée. « C’est pourquoi nous avons décidé de rester, pendant un moment donné, à Dakar, le temps de régler les problèmes qui sont soulevés au niveau des 77 centres d’état civil. Ensuite, se déplacer et aller faire de même dans une autre région jusqu’à ce que tout le pays soit entièrement maillé », a-t-il avancé.
Matar Ndao a informé qu’à ce stade du processus, seuls cinq centres d’état civil de Dakar ne sont pas encore pris en charge.
En ce qui concerne la diaspora, il a révélé que le développement de l’état civil consulaire est bouclé. Selon lui, une rencontre est d’ailleurs prévue, la semaine prochaine, avec les consulaires.
M. Ndao a aussi expliqué que la doléance formulée par les acteurs relativement à leur besoin d’établissement d’un statut des officiers de l’état civil est en passe d’être prise en charge. Il s’agira, a-t-il fait savoir, de réunir les agents et officiers au sein d’un corps dédié. Cette mesure vise à valoriser leur mission et à sécuriser leurs emplois face à la précarité.
Abdou DIOP (Correspondant)
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