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Le ministère de l’Énergie et du Pétrole a décidé de réagir. Dans un communiqué rendu public ce vendredi 18 septembre, il rejette catégoriquement cette information et affirme que le protocole signé avec Eni ne concerne pas le périmètre de Yakaar-Teranga.
Cinq blocs offshore concernés par le protocole
Selon les précisions apportées par le ministère, l’accord conclu avec Eni possède un périmètre clairement défini.
Le protocole porte uniquement sur des travaux d’évaluation du potentiel pétrolier et gazier de cinq blocs offshore. Il s’agit des blocs SLOS (SN01M), COS (SN02M), RO (SN03M), SLOP2 (SN07M) et SOSP (SN40M).
Le département ministériel insiste sur cette délimitation afin d’écarter toute confusion avec le champ Yakaar-Teranga.
Yakaar-Teranga se trouve sur un autre bloc
Le ministère rappelle que les découvertes de Yakaar et Teranga sont rattachées au bloc SN08M, conformément au nouveau découpage du domaine pétrolier et gazier sénégalais.
Ce bloc ne figure pas parmi les cinq périmètres visés par le protocole d’accord conclu avec Eni.
Pour les autorités, cette distinction géographique et juridique suffit à démontrer que le gisement Yakaar-Teranga n’est pas concerné par le document signé avec la compagnie italienne.
Des cartes présentées comme obsolètes
Le ministère s’est également expliqué sur les cartes et illustrations utilisées dans certaines publications circulant en ligne.
D’après le communiqué, les documents cartographiques présentés comme preuve d’une éventuelle cession correspondent à d’anciennes versions de travail. Ces cartes ne refléteraient donc pas le découpage actuel du domaine pétrolier national.
Le ministère considère ainsi que l’utilisation de ces supports contribue à créer une confusion sur les véritables contours de l’accord conclu avec Eni.
Eni autorisée à effectuer des études, pas à exploiter un gisement
Autre point central de la mise au point gouvernementale : la nature juridique du protocole.
Le ministère précise qu’il ne s’agit ni d’un contrat pétrolier, ni d’une concession, ni d’une attribution de titre minier ou d’hydrocarbures.
L’accord permet uniquement à Eni de conduire, à ses propres frais, des travaux préliminaires d’ordre géologique et géophysique afin d’évaluer le potentiel des cinq blocs concernés.
Cette phase d’étude ne confère donc pas automatiquement à la compagnie italienne des droits d’exploration ou d’exploitation.
Aucun droit d’exploitation accordé automatiquement
Le département de l’Énergie souligne également que le protocole ne constitue pas une garantie pour Eni d’obtenir ultérieurement un contrat pétrolier.
Toute éventuelle évolution du dossier devra respecter les procédures administratives et législatives sénégalaises, ainsi que la réglementation applicable au secteur des hydrocarbures.
Autrement dit, la signature du protocole ne vaut pas attribution d’un permis d’exploration ou d’exploitation.
Le ministère appelle à la responsabilité
Face à la circulation de ces informations, le ministère de l’Énergie et du Pétrole appelle les différents acteurs à faire preuve de responsabilité dans le traitement et la diffusion des informations relatives aux ressources naturelles du Sénégal.
Le département dirigé par El Hadji Abdourahmane Diouf réaffirme par ailleurs la volonté de l’État de poursuivre la valorisation du bassin sédimentaire national en collaboration avec PETROSEN, tout en mettant en avant la transparence et la préservation des intérêts stratégiques du Sénégal.
Le ministère entend ainsi clarifier le contenu du partenariat avec Eni et mettre fin aux interprétations présentant le protocole comme une opération de cession du gisement Yakaar-Teranga.
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