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Dans un entretien accordé à RFI, Édouard Mendy explique que sa retraite internationale doit également lui permettre de s’investir davantage dans ses engagements éducatifs et entrepreneuriaux au Sénégal. Le gardien d’Al-Ahli évoque notamment le développement de l’école Yakar et son programme ChangeKeepers, qui accompagne de jeunes entrepreneurs sénégalais.
Mettre un terme à sa carrière internationale ne signifie pas pour Édouard Mendy se détourner du Sénégal. Au contraire, le gardien de 34 ans entend désormais consacrer davantage de temps à des projets destinés à la jeunesse. Parmi ses engagements figure Yakar, une école dont il est le parrain et dont la capacité d’accueil doit passer de 60 à 200 enfants. Pour Mendy, ce projet occupe une place particulière dans cette nouvelle étape de sa vie.
« Ma décision de prendre ma retraite a aussi un volet éducatif et associatif. Quand vous êtes en sélection, vous avez un temps limité, et j’arrivais à un moment où j’avais envie de donner plus à ce niveau-là », explique-t-il dans son entretien accordé à RFI. La première phase du projet Yakar est déjà achevée, avec l’agrandissement de l’école et l’augmentation de sa capacité d’accueil. La deuxième phase doit désormais permettre la construction d’un terrain multisports.
« Nous voulons construire un terrain multisports pour les jeunes, afin qu’ils puissent lier scolaire et sportif, continuer à s’enrichir tout en s’éduquant », détaille le gardien sénégalais. Cet engagement répond à une volonté plus large de contribuer au développement de la jeunesse sénégalaise. « Quand je vois la jeunesse de mon pays, j’ai envie de rendre ce qu’on m’a donné », affirme Mendy. « Si je peux contribuer, à mon niveau, au développement de projets qui peuvent changer la vie de certains jeunes, je dois le faire pleinement. »
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Son engagement dépasse également le domaine éducatif. Avec ChangeKeepers, Mendy accompagne de jeunes entrepreneurs sénégalais en leur proposant notamment une bourse de 5 000 euros, mais aussi un accompagnement et un accès à des entrepreneurs expérimentés.
« Le financier est presque la partie la moins importante », souligne-t-il. L’objectif est surtout de permettre aux bénéficiaires de bénéficier d’un réseau, de conseils et de modèles entrepreneuriaux. « On leur donne accès à des personnes qui ont des start-up à succès, à des entrepreneurs locaux qui sont eux aussi dans la transmission », explique Mendy.
Un an après le lancement du programme, le gardien a également rencontré les bénéficiaires lors de « Year One », afin de recueillir leurs retours et d’identifier les améliorations à apporter aux prochaines promotions. Après huit années en équipe nationale, Édouard Mendy entend donc prolonger son engagement auprès de la jeunesse autrement. « Je suis dans la transmission, dans le “give back” », résume-t-il.
C.T.N
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