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Abdoulaye Wilane appelle Diomaye à suspendre l’Assemblée avant sa dissolution
Face aux irrégularités qu’il dit relever dans le règlement intérieur de l’Assemblée nationale, Abdoulaye Wilane appelle le président Bassirou Diomaye Faye à prendre ses responsabilités. Le responsable socialiste préconise la suspension du Parlement, en attendant l’expiration du délai constitutionnel permettant sa dissolution, estimant que cette mesure permettrait de sortir de ce qu’il qualifie de « l’illégalité » et de « l’irrégularité » qui frappent, selon lui, le fonctionnement de l’institution parlementaire.
En marge de la retraite annuelle des élus locaux, l’ancien parlementaire a saisi l’occasion pour s’attaquer particulièrement au règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Selon lui, les modifications apportées à ce texte auraient été entachées d’irrégularités et soulèveraient des interrogations sur la légalité des actes posés par les députés.
« L’Assemblée est dans l’illégalité »
Abdoulaye Wilane se montre catégorique : « La base légale qui régit, organise et ordonne les travaux de l’Assemblée est irrégulière ». Pour lui, si le règlement intérieur n’est pas conforme aux exigences constitutionnelles, les actes adoptés sur cette base pourraient être juridiquement fragilisés.
Il va jusqu’à considérer que l’installation d’Ousmane Sonko à la tête de l’Assemblée nationale, ainsi que les délibérations récemment adoptées, seraient concernées par cette situation.
Une lecture juridique particulièrement sévère, que Wilane souhaite voir soumise au débat des spécialistes. Il invite ainsi les professeurs de droit, universitaires, magistrats, praticiens du droit, anciens parlementaires et députés en exercice à se saisir de la question afin d’éclairer l’opinion publique.
Suspendre avant de dissoudre
Pour sortir de cette crise institutionnelle, le responsable socialiste propose une solution politique et institutionnelle : la suspension de l’Assemblée nationale.
« Il doit tout de suite suspendre le Parlement et attendre que le délai imparti par la Constitution expire pour dissoudre l’Assemblée », soutient-il.
Selon Wilane, le président de la République, en tant que garant du fonctionnement régulier des institutions, doit prendre une initiative permettant de rétablir la conformité institutionnelle. Il estime que la suspension pourrait constituer une étape avant une éventuelle dissolution du Parlement.
Interrogé sur la possibilité juridique d’une telle mesure, il répond sans hésitation : « C’est possible de suspendre ».
Les urgences sociales reléguées au second plan
Au-delà de la crise institutionnelle, Abdoulaye Wilane dénonce également ce qu’il considère comme un décalage croissant entre les préoccupations du pouvoir et celles des Sénégalais.
Il cite notamment la hausse des prix du carburant, les difficultés financières des collectivités territoriales et les tensions autour des fonds politiques. Pour lui, les querelles institutionnelles et politiques ne doivent pas faire oublier les problèmes de pouvoir d’achat et les difficultés auxquelles sont confrontées les populations.
Wilane déplore ainsi que les débats autour des fonds politiques occupent l’espace public alors que, selon lui, les collectivités territoriales peinent à faire face à leurs charges et que les ménages subissent les effets de la hausse du coût de la vie.
Abdoulaye Wilane appelle ainsi les responsables politiques à « se hisser au niveau des responsabilités » qui leur sont confiées. Il dénonce ce qu’il qualifie d’« infantilisation de la République » et met en garde contre les conséquences de querelles politiques qui, selon lui, fragilisent les institutions et la cohésion nationale.
⚡ Résumé express
généré par IA, vérifié par la rédaction
– Abdoulaye Wilane appelle le président Bassirou Diomaye Faye à suspendre l’Assemblée nationale avant sa dissolution, en raison d’irrégularités dans son règlement intérieur.
– Il affirme que l’installation d’Ousmane Sonko et les délibérations récentes sont juridiquement fragilisées, et invite les experts juridiques à débattre de cette question.
– Il dénonce un décalage entre les priorités du pouvoir et les urgences sociales, comme la hausse des prix du carburant et les difficultés des collectivités territoriales.
Auteur: Khady NDOYE
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