Fermer le menu
Afriq54 | SenegalAfriq54 | Senegal
  • Actualités
  • Politique
  • Économie
  • Monde
  • Société
  • Culture
  • Technologie
  • Célébrités
  • Éducation
  • Justice
  • Santé
  • Sport
Tendances

Tabaski Ngom devrait être déférée pour violence sur une codétenue enceinte au Plateau

septembre 4, 2026

Manchester City : Iliman Ndiaye portera le numéro 7

septembre 4, 2026

Gestion sécuritaire, lutte contre la criminalité et assistance : le bilan de la Police après le Gamou 2026

septembre 4, 2026
Facebook X (Twitter) Instagram
  • Confidentialité
  • Termes
  • Contact
Afriq54 | SenegalAfriq54 | Senegal
Bulletin
  • Actualités
  • Politique
  • Économie
  • Monde
  • Société
  • Culture
  • Technologie
  • Célébrités
  • Éducation
  • Justice
  • Santé
  • Sport
Afriq54 | SenegalAfriq54 | Senegal
  • Actualités
  • Politique
  • Économie
  • Monde
  • Société
  • Culture
  • Technologie
  • Célébrités
  • Éducation
  • Justice
  • Santé
  • Sport
Accueil»Culture
Culture

Les artistes veulent voir la vie en rose

Le SoleilLe Soleiljuillet 21, 20266 min de lecture
Facebook Twitter Pinterest LinkedIn Copier le lien E-mail Tumblr Telegram WhatsApp
Les artistes veulent voir la vie en rose

Listen to the article

0:00
0:00

À retenir

🌐 Translate Article

Translating...

📖 Read Along

💬 AI Assistant

🤖
Hi! I'm here to help you understand this article. Ask me anything about the content!

«L’art n’a pas de prix», cette phrase revient inlassablement dans la bouche des artistes peintres de l’île. Cette valeur inestimable fait que beaucoup d’entre eux continuent à s’y accrocher malgré les difficultés.

La peinture est l’une des principales activités à Gorée. A la rue Castel, l’art est au rendez-vous. Les tableaux d’arts font office d’ornement. Les couleurs vives ainsi que des peintures à l’image de l’Afrique sont mis en avant afin d’attirer les touristes, principaux acheteurs.

En ce début d’après-midi, Aly Thiam arrange la disposition de ses œuvres exposées à même le sol. Une situation qui est loin de ravir l’artiste. « Ce n’est pas valorisant pour nous d’exposer nos tableaux à l’air libre. La seule satisfaction que nous pouvons avoir est la reconnaissance de nos créations. Une galerie aurait fait l’affaire .Malheureusement l’espace fait défaut », se désole-t-il.

En dépit de ces entraves, l’artiste peintre continue à croire à son art : « tout le monde achète les tableaux. L’art est une chose qui n’a pas de prix. Tout dépend de la sensibilité de l’acheteur qui peut dépenser jusqu’à 25.000FCFA s’il estime que le tableau en vaut le coût », affirme le trentenaire. Plus de dix ans dans le métier, Aly Thiam espère faire connaître ses œuvres à travers des expositions.

La concentration est de mise non loin de l’emplacement d’Aly Thiam. Habillé d’une blouse kaki tachée de peintures, les yeux rivés sur sa toile, Massire Camara semble couper de tout. Sur une table comme support, des tissus en wax aux couleurs flashy sont éparpillée un peu partout sur son espace de travail. Dans ce bric-à bac, «Grand Mass» compte donner forme à sa toile.

Il se saisit d’un bout de tissus en wax puis à l’aide d’une glue et de son pinceau, il fixe le tissu de sorte à obtenir un résultat symétrique. «Le choix des bouts de tissu n’est pas anodin. J’essaie de jouer sur ces couleurs chaudes afin de taper à l’œil du client .Ils se vendent comme des petits pains, les touristes aiment bien cette touche d’originalité», explique-t-il.

Une singularité qui selon le sexagénaire différencie chaque peintre. «La peinture est l’une des principales activités commerciales de l’île. Mais nous avons tous notre touche artistique. Par exemple, ce tableau-là vous ne le verrez chez aucun autre peintre », renchérit-il fièrement.

Peintre depuis dix-sept ans, l’homme aux cheveux poivre-sel a eu à participé à deux biennales et se dit « polyvalent ».Il explique : «je fais de l’art figuratif, de l’abstrait et essaie de nouvelles choses tout en faisant parler le tableau d’art ».

Un art qui n’est pas sans difficultés. « Nous avons vraiment du mal à faire venir les clients jusqu’à nous. Les guides ne nous facilitent pas la tâche car ils devaient nous amener les acheteurs. Mais ils se font de plus en plus rares», se désole le trentenaire. Grand Mass espère plus de reconnaissance et de soutien de la part des autorités.

Des tableaux sablés

Libass Cissé et son fils Mouhamed sont l’un des rares artistes peintres qui possèdent une galerie. Située à quelques encablures de la maison des esclaves, la devanture de la galerie DecoAfrique attire l’attention. Une immense fresque représentant un esclave est représentée aux tons noirs et orange. Mais à y voir de plus près cette œuvre murale fascine de par la matière utilisée pour réaliser cette création. La peinture aux sables est la particularité de cette boutique d’art gérée par Père et Fils.

A l’intérieur de l’atelier, Mouhamed fait une petite démonstration à quelques touristes venus voir de plus près les tableaux. La concentration est à son maximum. Moha dessine une case à l’aide de la glue sur un support en bois. Après le dessin, il saupoudre du sable de couleur blanche sur le tableau. Il dépoussière un peu et l’œuvre prend immédiatement forme. D’autres œuvres de ce style sont accrochées aux murs, des cadres avec des dégradés de couleurs tels qu’orange noir, jaune gris ou encore gris noir.

Libasse discute avec des clients un peu plus loin. «Chaque type de sable vient d’un endroit spécifique. Par exemple le sable à la coloration jaune vient des Niayes, celui de couleur orange provient de la Mauritanie, le sable marron de Dakar et le sable noir des Mamelles. C’est grâce à cette diversité que nous créons nos tableaux sablés », explique le peintre.

Ce savoir-faire, Libasse l’a appris au fil des années : «Je n’ai pas fait de longues études. J’ai été formé sur le tas et maintenant j’exerce ce métier depuis une trentaine d’année », confie-t-il.

Un métier qui n’est pas sans obstacles d’après le quinquagénaire. « Notre principale difficulté est la concurrence déloyale. Les hôteliers achètent nos tableaux pour les revendre. Ce n’est pas normal car l’art est notre seule source de revenus», avoue-t-il avec une pointe d’amertume.

Malgré les aléas du métier, ces artistes continuent à s’accrocher à la peinture dans l’espoir d’une vie plus colorée.

De l’or dur

« Rien ne se perd, rien ne se crée tout se transforme », les artistes se sont attribués cette célèbre formule de Lavoisier. L’art  sur l’île se fait aussi avec des objets recyclés. Vieux Mbodj fabrique des figurines avec du recyclage. «Tout ce qui est déchet, je l’utilise afin de lui  donner une nouvelle vie », a déclaré le quadragénaire. Il affirme que c’est un art où il ne faut pas hésiter à «se salir les mains». Né dans une famille d’artistes, le jeune homme a vite trouvé sa voie en contribuant au bien de l’environnement.

Antoine Gomis s’active aussi dans la récupération .Lejeune homme transforme des vieux chargeurs, d’anciennes télécommandes afin de donner à ces objets une seconde vie. «Les fils, les disjoncteurs, les batteries  sont inspiré de l’être humain». Une inspiration qui selon l’artiste  contribue à réduire la pollution de l’île.

Babacar Dramé contribue aussi à sa manière à réduire les déchets. Le recyclage de bouteilles de verre ou encore en plastique en objet d’art  est la vocation de « Baye Fall Samouraï ». Il use d’un procédé bien particulier pour ses œuvres.  «J’utilise du sable et y ajoute du colorant. Je remplis les bouteilles de ce mélange et  je fais des dessins afin de les rentre plus attrayantes». Le sieur affirme qu’il est l’un des rares artistes à faire de la bouteille d’art sablée.

L’art a une valeur inestimable pour ces artistes qui  transforment les ordures en or dur.

Arame NDIAYE

Lire l’article complet ici

Partager. Facebook Twitter Pinterest LinkedIn E-mail Reddit Telegram
Le Soleil
  • Site Web
  • Facebook
  • X (Twitter)
  • Instagram

Le Soleil est un média sénégalais généraliste qui suit l’actualité nationale, régionale et internationale, avec une couverture de la politique, de la société, de l’économie, de la culture et du sport.

Continuez la lecture

L’ADEPME et le FDCUIC renforcent leur coopération

« Dabakh, la pédagogie de la bonté » : Sidy Diop consacre un livre à El Hadj Abdou Aziz Sy

[Vidéo] Quai de Podor : Lamine Sarr, 71 ans, sculpteur des mystères du fleuve

« Veiller sur elle », l’éternité sculptée dans le marbre

Akhlou Brick au cœur d’un dialogue musical autour de Baye Niass

Oumar Dia dans le sillage d’une vieille ambition africaine

« Makila », dans l’antre de la barbarie des enfants-soldats

Na Astou Fall invite à une meilleure préparation au mariage

« L’Insoutenable légèreté de l’être », ou le poids d’une vie qui ne revient pas

Sélection de la rédaction

Manchester City : Iliman Ndiaye portera le numéro 7

septembre 4, 2026

Gestion sécuritaire, lutte contre la criminalité et assistance : le bilan de la Police après le Gamou 2026

septembre 4, 2026

Des grands clubs aux transferts avortés : le mercato contrasté des Sénégalais

septembre 4, 2026

Politique : L’APR dénonce les « menaces » et le « débauchage » politique

septembre 4, 2026

« Bësu Teral » : La BNDE met ses clients et partenaires au cœur de ses préoccupations

septembre 4, 2026

Latest Articles

Accusation contre le bureau des passeports : le TikTokeur Mister Laye présente ses excuses à la police après son audition

septembre 4, 2026

Assemblée nationale : les députés convoqués le 8 septembre pour la Déclaration de politique générale du Premier ministre

septembre 4, 2026

Affaire Madiambal : Babacar Ba demande à Diomaye de « mettre un terme à cette injustice »

septembre 4, 2026

Abonnez-vous aux actualités

Recevez les dernières actualités et mises à jour directement dans votre boîte de réception.

Facebook X (Twitter) Instagram YouTube
Copyright © 2026 NewsBlock Media Group. Tous droits réservés.

Copyright © 2026 NewsBlock Media Group.
Tous droits réservés.

  • Politique de confidentialité
  • Conditions d’utilisation
  • Contact
  • Politique de confidentialité
  • Conditions d’utilisation
  • Contact

Tapez ci-dessus et appuyez sur Entrée pour rechercher. Appuyez sur Échap pour annuler.