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Déclaration récente d’Ousmane Sonko sur la ‘’dette odieuse’’ : «Une intervention surréaliste et incongrue», selon Alioune Badara Coulibaly
Dans une tribune intitulée « La dette odieuse, une opinion selon Sonko : Irresponsable ! », le porte-parole de l’Alliance pour la République (APR), Alioune Badara Coulibaly, est revenu sur les récentes déclarations de l’ancien Premier ministre Ousmane Sonko concernant la dette publique.
Lors d’un entretien accordé à RFI et France 24, l’ancien Premier ministre déclarait : «La dette odieuse. Je l’ai utilisée une ou deux fois. C’est toute une procédure. Je n’avais pas tous les leviers. Quand je parlais à certaines occasions, je parlais en tant que chef de parti politique qui donne son opinion. N’oubliez pas que j’étais simple Premier ministre. Les pouvoirs du Premier ministre sont extrêmement limités dans ce pays.»
Des propos qui n’ont pas convaincu Alioune Badara Coulibaly. Dans une déclaration rendue publique, le porte-parole de l’APR a estimé que cette distinction entre posture de chef de parti et de chef du gouvernement ne tient pas : «Du moment qu’il a accepté les charges de chef du gouvernement, celles-ci se confondent à sa posture de leader de formation politique. Il devient difficile, voire impossible de faire le départ entre les deux responsabilités.»
Il a souligné que la ‘’dette odieuse’’ et la ‘’dette cachée’’ ont souvent été évoquées par l’ancien Premier ministre ‘’dans des cadres où il est entouré du ministre des Finances, celui de l’Économie et du secrétaire général du gouvernement, des autorités dont l’apparence au Pastef reste à déterminer’’.
Alioune Badara Coulibaly s’est également interrogé sur les références faites par Ousmane Sonko à l’absence de « leviers ». Pour le porte-parole de l’APR, Ousmane Sonko visait ‘’un coup d’éclat en mettant sur la table une énormité enrobée dans la caractérisation, la calomnie et la diabolisation du régime sortant’’, dans ‘’le seul but de donner plus d’épaisseur au mensonge afin de récolter un gain électoral en perspective des Législatives’’.
«Au finish, ce qu’il croyait être un argument de campagne se révèle dramatique pour le pays, son économie et sa stabilité», a-t-il soutenu.
Pour lui, cette ‘’intervention surréaliste et incongrue’’ suscite curiosité et révulse à plus d’un, eu égard au rôle prépondérant qu’il a joué dans la question de la dette, du temps qu’il trônait à la tête du gouvernement’’.
À cet effet, M. Coulibaly pose le dilemme ‘’de deux choses’’ : soit il est un ‘’irresponsable’’, soit il n’a pas été à la ‘’hauteur des charges’’ de Premier ministre qui lui avaient été confiées par le président de la République.
Pour le porte-parole de l’APR, cette évolution de discours a montré que l’ancien Premier ministre est de la ‘’caste des hommes politiques qui aspirent à présider aux destinées de nos concitoyens, mais capables sans sourciller de faire des aveux d’irresponsabilité et d’immaturité face à ce même peuple’’.
«On éprouve de la honte et du dégout à son endroit d’autant que sa prise de parole démontre qu’il était loin d’être apte à l’exercice des responsabilités qui lui ont été confiées au niveau suprême de l’État», a-t-il martelé.
Alioune Badara Coulibaly a rappelé que ‘’nul ne peut ni ne doit souhaiter la soustraction à la curiosité des citoyens et au débat public la question de la dette’’.
Il a également plaidé pour un débat ‘’sans invectives portées par le ressentiment et le désir de vengeance, sans désinformation, sans fausses allégations et sans contrevérités’’ qui, comme ce cas, portent de ‘’lourds préjudices au pays’’.
Pour finir, il a fait savoir que cette parenthèse de la ‘’dette odieuse’’ et cette ‘’récente intervention d’Ousmane Sonko sont ‘’les pirouettes et sauts de cabris d’une lamentable agilité, qui trahissent la friabilité de la personnalité de cet ‘individu’ qui a occupé surement, par erreur, sa position dans l’État’’.
Auteur: Bernadette Seynabou Faye
Publié le: Mercredi 17 Juin 2026
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