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Le Conseil constitutionnel sénégalais a tranché mercredi 17 juin dans l’affaire Ousmane Sonko : il s’est déclaré « incompétent » pour examiner le recours de l’opposition contre la réintégration du leader de Pastef à l’Assemblée nationale. La haute juridiction a aussi rejeté la requête de 18 députés contestant la légalité de son élection à la présidence de l’institution.
Abdou Mbow, député du groupe Takku Wallu Sénégal, a réagi. Selon L’Observateur, il a dit prendre acte de la décision tout en promettant de poursuivre le combat. « Nous prenons acte de la décision du Conseil constitutionnel de s’être déclaré incompétent. Nous continuerons, en tant que parlementaires, de contester l’intégration de Sonko. Nous considérons qu’il s’agit d’une violation manifeste de la Constitution, d’une forfaiture et même d’un coup d’État parlementaire », a-t-il déclaré.
Alors que la majorité parlementaire s’est félicitée de cette décision, Abdou Mbow estime que les recours ne sont pas épuisés. « Nous allons nous concerter afin de définir les moyens à mettre en œuvre pour poursuivre ce combat républicain. Notre devoir est de protéger le pays, et protéger le pays, c’est aussi protéger la Constitution », a-t-il ajouté.
Le député, qui avait déjà annoncé le boycott de l’élection du président de l’Assemblée fin mai, dénonçant une procédure illégale, maintient donc sa ligne d’opposition frontale. De son côté, le Pr Moussa Diaw estimait quelques jours plus tôt, dans une interview accordée à 24heureinfo, qu’aucun obstacle juridique ne s’opposait au retour de Sonko au Parlement, soulignant que le leader de Pastef « fait peur dans l’espace politique sénégalais ».
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