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Dans un entretien accordé aux participants du Programme de formation 2026 des journalistes du Centre international de presse et de communication de Chine (Cipcc), le Professeur Wang Ning, de l’Université des Langues étrangères de Beijing, a développé le principe d’ « Une seule Chine ». Pour lui, il y a des fondements historiques et juridiques qui confirment l’appartenance de Taïwan à la Chine.
BEIJING- Même si une partie de la communauté internationale continue à considérer Taïwan comme un pays indépendant de la République populaire de Chine, du côté de Beijing et de ses alliés (183 pays dans le monde), il n’y a pas de doute. Taïwan fait partie intégrante de la Chine. Le principe d’ « Une seule Chine », qui suppose que « le statut de Taïwan en tant que partie du territoire chinois a été affirmé de manière irréversible », a été rappelé par le Professeur Wang Ning, de l’Université des Langues étrangères de Beijing.
C’était lors d’un entretien accordé aux participants du Programme de formation 2026 des journalistes du Centre international de presse et de communication de Chine (Cipcc). Selon M. Ning, il y a des fondements historiques et juridiques de l’appartenance de Taïwan à la Chine. D’abord, il rappelle qu’il y a une appartenance territoriale depuis l’antiquité. « À partir de la dynastie Song, le pouvoir central a institué des organes administratifs à Penghu, marquant le début de l’exercice formel de la juridiction sur la région. En 1684, il y a eu la création de la préfecture de Taïwan intégrée à la province du Fujian », a rappelé l’universitaire. Une autre date vient confirmer cela : en 1885, Taïwan devient officiellement la 20e province de la Chine. Cette décision a renforcé le statut administratif de Taïwan en tant que partie intégrante du territoire chinois.
Après cette période, il y a eu « l’agression japonaise » à partir de juillet 1894. Cela fait qu’en avril 1895, la dynastie Qing est contrainte de céder Taïwan et les îles Penghu au Japon. Toutefois, quelques années plus tard, avec la défaite du Japon lors de la Seconde Guerre mondiale, Taïwan est revenu dans le giron chinois. Ce retour est acté par les déclarations du Caire et de Postdam. La Déclaration du Caire, publié en décembre 1943, stipule que « tous les territoires que le Japon avait volés à la Chine, y compris Taïwan, devraient être restitués ». 20e province de la Chine en 1885 Cette proclamation a été signée par les États-Unis, le Royaume-Uni et la Chine. En juillet 1945, la Déclaration de Postdam, paraphée par les mêmes pays, rejoints par la Russie, confirme les termes de celle du Caire. Le 25 octobre 1945, à Taipei, est organisée une cérémonie de reddition japonaise qui officialise la souveraineté chinoise sur Taïwan.
Même sur le plan international, il y a eu un consensus sur l’appartenance de Taïwan à la Chine avec l’adoption, le 25 octobre 1971, de la résolution 2758 à la 26e session de l’Assemblée générale des Nations unies. Cela a entraîné l’exclusion des autorités taïwanaises de l’Onu. Depuis cette date, la question de Taïwan n’est pas un problème entre la Chine et le Japon. En 1972, Tokyo a officiellement reconnu que le gouvernement de la République populaire de Chine est le seul légal de la Chine. En 1978, un traité de paix et d’amitié a été signé entre la Chine et le Japon et a institutionnalisé les relations de bon voisinage et de coopération entre les deux pays. Comme Hong Kong (1er juillet 1997) et Macao (20 décembre 1999), revenus dans la patrie chinoise, Beijing souhaite que les autorités de Taïwan renoncent à leur déclaration d’indépendance qui vise à diviser le territoire chinois. Tout soutien à cette initiative est considéré comme « une ingérence dans les affaires intérieures de la Chine et une violation du droit international », a rappelé le Professeur Wang Ning.
Oumar KANDÉ (Correspondant)
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