Listen to the article
Une enquête menée par le commissariat d’arrondissement de Yeumbeul a conduit au démantèlement d’un réseau présumé de prostitution opérant via les réseaux sociaux. Quatre personnes ont été déférées au parquet pour plusieurs chefs d’accusation liés notamment au proxénétisme et au racolage en ligne, renseigne Seneweb visité par Senego.
L’affaire a débuté le 26 avril 2026 lorsqu’un jeune homme de 21 ans, domicilié à Gadaye, s’est présenté au commissariat avec sa demi-sœur âgée de 17 ans, retrouvée dans un appartement présenté comme une maison de débauche après plusieurs jours de fugue.
Entendue par les enquêteurs, la mineure a reconnu se livrer à la prostitution sans inscription au fichier sanitaire et social. Elle a également déclaré avoir été recrutée par une femme surnommée « Zeyna », par l’intermédiaire d’un certain S.S. Fall. Selon ses déclarations, des annonces publiées sur les réseaux sociaux, notamment Facebook et Instagram, servaient à attirer les clients.
La descente effectuée par les policiers dans l’appartement incriminé a permis la saisie d’un important lot de matériel, dont 288 préservatifs répartis dans deux cartons, des dosettes de lubrifiant ainsi qu’une corbeille contenant des préservatifs et mouchoirs usagés.
Les enquêteurs indiquent que les principaux responsables avaient déjà quitté les lieux au moment de l’intervention, emportant avec eux leurs effets personnels ainsi que les téléphones utilisés pour gérer les contacts avec les clients.
Les investigations ont toutefois permis d’identifier la présumée gérante de l’appartement, Seynabou Birane Guissé, accusée de recruter et rémunérer quotidiennement des prostituées. Trois autres suspects ont également été arrêtés : un livreur de 20 ans domicilié à Cambérène, un maçon de 25 ans basé à Guédiawaye et un chauffeur de 33 ans.
Selon des informations rapportées par Seneweb, les quatre mis en cause ont été présentés le 29 avril 2026 au procureur Saliou Dicko pour racolage par voie de réseaux sociaux, non-inscription au fichier sanitaire et social, incitation à la débauche, proxénétisme et complicité de proxénétisme.
Les recherches se poursuivent afin de retrouver les autres membres présumés du réseau, notamment la femme considérée comme la tête de file de l’organisation.
Lire l’article complet ici













