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Lamine Niang, DG Soleil : « Comment Ousmane Sonko a ouvert la brèche aux attaques contre Diomaye Faye »
Directeur général du quotidien national « Le Soleil », Lamine Niang est revenu sur les tensions qui ont marqué les relations au sein du tandem des Pastefiens.
Selon lui, dans un entretien accordé à Seneweb, ce jour, certaines prises de parole publiques ont favorisé un climat de division au sein du pouvoir. « Il y a deux séquences temporelles. Il y a des discours qui n’apportent rien. Chaque discours qui vaut la peine d’être prononcé doit l’être à un moment précis », a-t-il déclaré. Pour étayer son analyse, il rappelle l’attitude des militants de Pastef durant l’affaire Adji Sarr. « Cette solidarité qui avait permis de faire face à ce qui était présenté comme un complot politique devait continuer une fois au pouvoir », estime-t-il.
Lamine Niang considère que le discours d’Ousmane Sonko affirmant que « le pays manque d’autorité » a constitué un tournant. « Cela a ouvert la brèche aux sabotages, aux invectives et aux critiques contre le Président Bassirou Diomaye Faye. Je savais que cela allait arriver et je n’en ai pas dormi », confie-t-il.
Il affirme avoir tenté d’alerter les responsables du parti. « J’ai demandé à rencontrer le ministre Daouda Ngom pour l’inviter à régler le problème en interne. À mes yeux, il fallait agir rapidement. L’histoire m’a donné raison », soutient-il.
Membre de la cellule de communication de Pastef, Lamine Niang assure que les responsables connaissaient les comptes les plus influents sur les réseaux sociaux. « Si l’on avait réellement voulu que cela s’arrête, cela n’aurait pas tardé. On sait qui sont les gros comptes qui mènent la danse. D’ailleurs, on a souvent créé des contre-feux pour détourner les débats », affirme-t-il.
Selon lui, les attaques contre le Chef de l’État se sont multipliées sans véritable recadrage. « Le plus dangereux, c’est que personne ne les a remis à leur place comme il fallait », regrette-t-il. Il estime également que certaines déclarations publiques ont renforcé les divisions internes. « Les déclarations se sont poursuivies, confortant la séparation. L’émotion est une mauvaise conseillère. Lorsque j’ai publié un message appelant au retour aux fondamentaux, j’ai été copieusement insulté. Mais je ne lis pas les commentaires », raconte-t-il.
À l’en croire, le climat était devenu préoccupant. « À un moment, il fallait choisir son camp : être avec le Président ou avec le Premier ministre. C’était devenu grave. Au-delà de la responsabilité professionnelle, il faut une responsabilité morale, et tout le monde ne sait pas faire la différence », analyse-t-il. Lamine Niang déplore enfin l’absence de sanctions contre certains responsables.
Il cite notamment un député ayant évoqué un « ¨Président légitime » et un « Président légal », sans, d’après lui, être rappelé à l’ordre. Il critique également d’autres responsables qui auraient, à ses yeux, désacralisé l’institution présidentielle sans être sanctionnés par leur formation politique. « Ceux qui ont été emprisonnés en ont même profité pour se faire connaître », conclut-il.
⚡ Résumé express
généré par IA, vérifié par la rédaction
– Lamine Niang estime que le discours d’Ousmane Sonko sur le « manque d’autorité » a ouvert la brèche aux attaques contre le Président Bassirou Diomaye Faye.
– Il affirme avoir alerté les responsables de Pastef, notamment le ministre Daouda Ngom, pour régler le problème en interne, sans succès.
– Il déplore l’absence de sanctions contre des responsables, comme un député ayant évoqué un « Président légitime » et un « Président légal », et critique ceux qui ont désacralisé l’institution présidentielle.
Auteur: Yandé DIOP
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