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L’ancien parlementaire était poursuivi pour escroquerie sur les deniers publics dans le cadre d’un financement accordé par la DER/FJ.
Un prêt de 50 millions FCFA au cœur du dossier
Selon le dossier d’enquête, le financement porte sur une enveloppe de 50 millions FCFA octroyée en 2021 pour une opération liée à la Tabaski.
Le contrat prévoyait un remboursement sur trois mois. Mais à l’issue des échéances, un reliquat de plus de 34 millions FCFA restait impayé, malgré plusieurs relances et mises en demeure.
Une redistribution contestée des fonds
Entendu par la Division des investigations criminelles (DIC), Aliou Dembourou Sow a reconnu avoir reçu les fonds, tout en affirmant qu’ils avaient été redistribués à des membres de sa structure, la CEES.
Il explique qu’une liste de bénéficiaires avait été établie et que plusieurs éleveurs auraient reçu entre 2 et 5 millions FCFA chacun, avec un engagement de remboursement ultérieur.
Mais les enquêteurs relèvent des incohérences : seule une partie des bénéficiaires a pu être identifiée et auditionnée, tandis que plusieurs noms figurant sur la liste n’ont jamais été retrouvés.
Des versions divergentes sur l’usage des fonds
Les personnes entendues ont confirmé avoir reçu de l’argent pour soutenir leurs activités d’élevage, sans toujours connaître l’origine exacte des fonds ni les modalités de remboursement.
L’ancien député, de son côté, soutient que les sommes ont été utilisées dans le cadre d’une opération collective au profit des éleveurs, et non à des fins personnelles.
Il affirme également avoir engagé des démarches de recouvrement via un huissier, permettant de récupérer environ 16 millions FCFA reversés à la DER/FJ.
Les réquisitions du parquet et la décision du tribunal
Le ministère public a estimé que les fonds avaient été utilisés en dehors du cadre initial du prêt et a requis six mois de prison, dont un mois ferme, assortis d’une amende.
La défense, assurée par Me Oumar Youm, a plaidé une affaire relevant du civil et non du pénal, demandant la relaxe.
Le tribunal a finalement suivi cette ligne en prononçant la relaxe au pénal, tout en reconnaissant une responsabilité civile dans le dossier.
Une affaire aux zones d’ombre persistantes
Si la décision judiciaire clôt le volet pénal, le dossier met en lumière des interrogations sur la gestion des financements publics et leur redistribution dans certaines structures intermédiaires.
Pour les autorités comme pour les observateurs, cette affaire relance le débat sur le contrôle et le suivi des fonds publics alloués aux organisations socioprofessionnelles.
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