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La rencontre a réuni des représentants du Sénégal, de la Gambie et de la Guinée-Bissau autour des défis liés à la durabilité des systèmes d’élevage face aux changements climatiques et aux enjeux de sécurité alimentaire.
Une feuille de route pour l’élevage de demain
Adoptée le 8 juin 2026, la Déclaration de Dakar constitue une nouvelle feuille de route destinée à accompagner la modernisation du secteur. Le document encourage notamment l’intégration des pratiques d’élevage dans les politiques mondiales d’adaptation et d’atténuation des effets du changement climatique.
Pour Cheikh Oumar Ba, les défis auxquels font face les éleveurs dépassent largement les frontières nationales.
« Cette rencontre nous invite à renforcer les synergies entre les dimensions économiques, sociales et environnementales du développement de l’élevage, notamment à travers la coopération transfrontalière », a-t-il souligné.
La souveraineté alimentaire au cœur des priorités
Le ministre a rappelé que l’élevage demeure un pilier stratégique du développement économique et social dans la sous-région.
Dans le cadre de l’Agenda Sénégal 2050, les autorités sénégalaises poursuivent plusieurs réformes visant à moderniser les filières animales. Ces actions concernent notamment :
Le renforcement de la santé animale ;
L’amélioration génétique du cheptel ;
Le développement de l’alimentation du bétail ;
La valorisation des produits animaux ;
La gestion durable des ressources pastorales ;
L’amélioration de l’accès aux marchés.
L’objectif affiché est de renforcer durablement la souveraineté alimentaire du pays tout en améliorant les revenus des éleveurs.
Les Nations unies aux côtés du Sénégal
Prenant part à la cérémonie, Aminata Maiga a insisté sur l’importance du thème retenu : « Du dialogue mondial à l’action locale pour un élevage résilient et durable ».
Selon elle, l’élevage constitue une activité essentielle pour des millions de familles en Afrique de l’Ouest et au Sahel. Au-delà de son poids économique, il contribue à la sécurité alimentaire, à la création d’emplois et à la cohésion sociale.
Elle a également réaffirmé l’engagement du système des Nations unies à accompagner le Sénégal dans la mise en œuvre de sa vision de transformation économique à l’horizon 2050.
Un défi régional face au changement climatique
Les participants ont unanimement reconnu que l’avenir de l’élevage passe par une approche intégrée associant États, organisations internationales, chercheurs, acteurs privés et communautés pastorales.
Face aux effets du changement climatique, à la pression sur les ressources naturelles et aux besoins croissants en produits animaux, la coopération régionale apparaît désormais comme une nécessité pour garantir la résilience des systèmes de production et la sécurité alimentaire dans la sous-région.
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