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Chambre criminelle de Mbour : Un maître coranique transforme son élève de 15 ans en objet sexuel
Viol, détournement de mineure et pédophilie sur une fille âgée de 15 ans, sont les chefs d’accusation qui risquent de valoir à I. Ndiaye, maître coranique, une peine de 20 ans. Si le réquisitoire du procureur est suivi par le juge de la chambre criminelle du tribunal de grande instance de Mbour.
En effet, les faits remontent en 2023.
F. N. avait été confié par ses parents au maitre coranique pour qu’il lui enseigne les préceptes de l’islam et la maîtrise du coran.
Le maître coranique de 38 ans au lieu de s’en limiter là, et aller plus loin en enseignant à la fille de 15 ans les rouages sexuels. Jusqu’au jour, où la gamine va présenter des signes de grossesse. Elle va raconter avoir était l’objet sexuel du maître coranique et que ce dernier serait l’auteur de sa grossesse. Contre toute attente, I. Ndiaye nie être l’auteur de la grossesse. Ce n’est qu’après la naissance de son enfant, que le maître coranique va daigner reconnaître être l’auteur de la grossesse. Car, ayant été soumis à un test Adn. Sachant que les patates étaient cuites, il va finir par accepter.
« F.N., je la chérissais énormément. C’était une élève brillante, sérieuse et déterminée, qui n’avait jamais redoublé une seule classe. Elle avait toute la vie devant elle et représentait pour moi un immense espoir. Mais cet homme a gâché sa vie et brisé mes espoirs. Il avait refusé de reconnaître la paternité de l’enfant. Il a fallu attendre les résultats du test ADN pour qu’il accepte finalement d’admettre qu’il était bien le père de l’enfant », témoigne le papa de la victime.
À la barre, la victime a livré un témoignage accablant contre son maître coranique. Elle a affirmé que ce dernier l’aurait abusée sexuellement à plusieurs reprises dans sa chambre, alors qu’elle lui avait été confiée pour son apprentissage religieux.
Face à l’accusé, le président de l’audience n’a pas caché son indignation : « Comment pouvez-vous, en tant que maître coranique, vous permettre d’abuser de votre élève de 15 ans, qu’on vous a confiée pour que vous lui montriez la bonne voie, celle du salut ? », l’a-t-il interpellé.
Pour le Procureur, les faits reprochés à l’accusé traduisent une grave trahison de la confiance placée en lui. Selon lui, le maître coranique aurait réduit son élève à « un objet sexuel », détournant ainsi la mission éducative et spirituelle qui lui avait été confiée.
Dans son réquisitoire, le représentant du ministère public a également dénoncé les conséquences de tels actes sur la confiance des familles envers les structures éducatives.
« Aujourd’hui, les gens ont peur de l’école coranique et même de l’école publique du fait de ces actes ignobles. Il faut arrêter. Ce phénomène interpelle tout le monde : sociologues, religieux, État… », s’est-il exclamé.
Convaincu que les faits de viol, de pédophilie, et de détournement de mineure, qu’on reproche au maître coranique sont avérés, le procureur a requis l’application de la loi dans toute sa rigueur. Il a invité la chambre criminelle à condamner l’accusé à une réclusion de 20 ans.
Avocat d’I. Ndiaye, Me Djiby Seydi a appelé la juridiction à ne pas suivre le réquisitoire sévère du ministère public.
« Je vous demande humblement de lui tendre la perche », a plaidé l’avocat, invitant le tribunal à faire preuve de clémence à l’égard de son client. Surtout que la victime et l’accusé ont aujourd’hui un enfant.
Le délibéré est fixé au 16 octobre.
⚡ Résumé express
généré par IA, vérifié par la rédaction
– Un maître coranique de 38 ans est jugé pour viol, détournement de mineure et pédophilie sur son élève de 15 ans, confiée pour son apprentissage religieux en 2023.
– L’accusé a nié la paternité jusqu’à ce qu’un test ADN le confirme, après la naissance de l’enfant, selon le témoignage du père de la victime.
– Le procureur a requis 20 ans de réclusion, tandis que la défense plaide la clémence ; le délibéré est prévu pour le 16 octobre.
Auteur: Khady Ndoye
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