Listen to the article
Invité de l’émission « En Vérité » sur Radio Sénégal, le ministre a reconnu que le mouvement d’humeur avait bien eu lieu, tout en estimant qu’il n’avait pas paralysé le fonctionnement du pays.
« La grève a bien eu lieu, mais pratiquement toute l’administration publique a fonctionné, à l’exception de quelques structures de santé. Tout le secteur privé a également fonctionné, à l’exception de quatre ou cinq entreprises », a-t-il déclaré.
Refusant de s’engager dans une « bataille des chiffres », Mamadou Lamine Dianté considère que l’essentiel est désormais de reprendre les discussions afin de trouver des solutions durables aux préoccupations exprimées par les travailleurs.
Des sanctions possibles dans le privé
Le ministre a également évoqué les conséquences juridiques du mouvement dans certaines entreprises privées.
Selon lui, les salariés ayant participé à la grève dans des entreprises où aucun conflit collectif n’était officiellement déclaré pourraient faire l’objet de sanctions disciplinaires, si leurs employeurs considèrent le mouvement comme illicite.
S’agissant de la fonction publique, il a indiqué que son département appliquera les dispositions prévues par la réglementation en vigueur.
« Si ces pratiques sont conformes à la réglementation, nous les appliquerons avec fermeté », a-t-il affirmé.
Le gouvernement mise sur la concertation
Malgré ces mises en garde, Mamadou Lamine Dianté se veut optimiste quant à la poursuite des échanges avec les centrales syndicales.
Il a rappelé que les organisations de travailleurs doivent d’abord procéder à l’évaluation de leur journée de grève avant de reprendre les négociations avec le gouvernement.
« Il y a encore de la place pour le dialogue et la concertation », a insisté le ministre, réaffirmant la volonté des autorités de privilégier une solution concertée aux revendications sociales.
Lire l’article complet ici

