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« J’ai crié en vain » : séquestrée et violée en pleine célébration du Laylatoul Khadr
Accusé de viol, séquestration et détournement de mineure sur la jeune A. Diaw (16 ans au moment des faits), M. Camara, un élève en électromécanique de 22 ans, risque une peine de 20 ans de réclusion criminelle. Le verdict est attendu pour le 2 juin prochain, rapporte L’Observateur, qui a assisté à l’audience devant la Chambre criminelle.
D’après la même source, les faits remontent à avril 2023, en plein mois de Ramadan, dans un appartement du quartier MTOA. Sous prétexte de se rendre aux prières de « Nafila », la victime s’était rendue dans l’appartement de l’accusé. Elle y est restée disparue pendant près de 48 heures, déclenchant des recherches désespérées de sa famille dans tout Keur Massar.
Deux versions irréconciliables à la barre
À la barre, l’accusé a plaidé le « coup de foudre » et une relation consentie. Pour tenter de prouver ses dires, il a présenté des captures d’écran de messages WhatsApp et a soutenu que la jeune fille était restée de son plein gré, allant même jusqu’à « brûler de l’encens pour parfumer son antre ».
La victime, aujourd’hui âgée de 19 ans, dénonce au contraire un véritable guet-apens survenu en cette nuit de célébration du « Laylatoul Khadr ». Elle raconte avoir été invitée à entrer alors que l’accusé faisait ses ablutions, avant que ce dernier ne verrouille les portes et les fenêtres. « Il m’a forcée, il m’a déshabillée », lâche-t-elle d’une voix marquée par le traumatisme. Durant ses 24 heures de détention, elle affirme avoir « crié en vain », prisonnière d’un appartement isolé tandis que son agresseur s’absentait pour dîner.
Le réquisitoire implacable du procureur
Le journal relève que l’attitude désinvolte de M. Camara a agacé le juge, lequel n’a pas manqué de le rappeler à l’ordre pour ses sourires jugés agaçants. Face à cette posture, le ministère public s’est montré ferme : le procureur a martelé que « le consentement d’une mineure n’existe pas » et que le fait de l’avoir enfermée caractérise légalement la séquestration. Pour le magistrat, le crime est établi, justifiant ainsi la réquisition de la peine maximale de 20 ans de réclusion criminelle.
L’émotion de la partie civile
Le procès a été marqué par le témoignage poignant de la mère de la victime, relatant deux nuits d’errance à chercher sa fille dans les terrains vagues. Sa demande déchirante au tribunal, « Qu’il rende à ma fille sa virginité », a plongé la salle dans une vive émotion, confie le quotidien du Groupe futurs médias.
Auteur: Senewebnews-RP
Publié le: Samedi 09 Mai 2026
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