Listen to the article
Lors d’une rencontre à Dakar avec des doyens de la communauté guinéenne, le diplomate a rappelé les liens historiques et humains qui unissent les deux pays. « Nous sommes pleinement inscrits dans l’intégration africaine. C’est la voie naturelle et c’est ce qui lie nos deux nations », a-t-il déclaré.
« Respecter les lois du Sénégal »
Mandjou Dioubaté a invité les ressortissants guinéens à respecter les lois et règlements du pays d’accueil.
« Nous devons nous faire respecter en respectant scrupuleusement les lois, les règlements et les principes du Sénégal, notre pays d’accueil », a-t-il insisté.
Pour l’ambassadeur, la présence croisée des communautés sénégalaise et guinéenne illustre la profondeur des relations entre les deux peuples. « Les Sénégalais vivent en Guinée et les Guinéens vivent au Sénégal, c’est cela la réalité », a-t-il rappelé.
L’ambassadeur dénonce les discours discriminatoires
Le diplomate s’est également voulu rassurant concernant les propos hostiles qui circulent sur les réseaux sociaux.
« Nul ne pourra vous chasser du Sénégal, c’est une certitude. Ce n’est d’ailleurs absolument pas la volonté du gouvernement sénégalais », a-t-il affirmé.
Selon lui, les propos isolés entendus ces derniers jours ne correspondent pas au message officiel des autorités sénégalaises.
Mandjou Dioubaté a également souligné les relations entre les présidents Bassirou Diomaye Faye et Mamadi Doumbouya, affirmant que les deux dirigeants échangent régulièrement sur les questions liées au développement et aux relations entre les deux pays.
Un appel à la responsabilité
L’ambassadeur a enfin appelé ses compatriotes à ne pas répondre aux provocations et à adopter une attitude responsable.
Cette sortie intervient quelques jours après une prise de position du Premier ministre sénégalais Al Aminou Lo, qui avait condamné, le 8 septembre devant l’Assemblée nationale, les discours xénophobes visant les ressortissants étrangers vivant au Sénégal.
Dans ce contexte, les autorités guinéennes comme sénégalaises mettent en avant la nécessité de préserver les relations entre les deux communautés et de privilégier le respect des lois ainsi que le vivre-ensemble.
Lire l’article complet ici
