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Face à cette situation, Al Aminou Lô a juré ce mardi 08 septembre que les négociateurs ont «sauvegardé» les intérêts du pays. «Je vous juge qu’on a rien concédé sur les intérêts du Sénégal (…) Nous ne sacrifierons pas les intérêts du Sénégal. Il n’y aura pas d’ajustement sauvage des années 90. Ce serait indigne de le faire. Et nous ne le ferons jamais», a assuré Al Aminou Lô.
Pour le Premier ministre, l’accord avec le FMI, dénommé «Plan de traitement de la dette», était devenu une urgence, au vu de la situation difficile des finances publiques. «Le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, dit que nous sommes au quatrième sous-sol. Moi, je dis même que nous sommes au cinquième sous-sol. (…) Mais mieux vaut tard que de cogner le mur, il faut restaurer la viabilité de la dette, le traitement de la dette», a-t-il soutenu pour justifier le nouvel accord.
Par ailleurs, en l’état actuel des finances publiques, Al Aminou Lô a expliqué le Sénégal n’a pas les moyens de se passer d’un soutien du FMI. «Si tu n’as pas de quoi te passer du FMI, tu dois (obligatoirement) trouver un programme avec le FMI parce que c’est la seule institution habilitée à délivrer un avis sur la trajectoire macroéconomique d’un pays et la soutenabilité de sa dette», a-t-il conclu.
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