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Ce lundi 7 septembre 2026, Abdou DIOUF, deuxième président de la République du Sénégal, célèbre ses quatre-vingt-onze ans.
Né le 7 septembre 1935 à Louga. A 25 ans, Abdou Diouf commence une carrière de haut fonctionnaire, de 1960 à 1963, il est successivement directeur de la Coopération Technique Internationale, Secrétaire général du ministère de la Défense et Gouverneur de la région du Sine-Saloum. Nommé directeur de Cabinet du Président Léopold Sédar Senghor en 1963, puis Secrétaire général de la Présidence de la République du Sénégal en 1964, il devient ministre du Plan et de l’Industrie de 1968 à 1970. Il est désigné Premier Ministre en 1970.
Abdou Diouf accède à la Présidence de la République du Sénégal, le 1er janvier 1981, à la suite de la démission du Président Senghor et est reconduit dans ses fonctions lors des élections de 1983, 1988 et 1993.
En mars 2000, Abdoulaye Wade lui succède, à la suite d’un second tour de l’élection présidentielle, le Président Abdou Diouf félicite son principal opposant pour sa victoire, avant même la publication officielle des résultats.
Le 20 octobre 2002, Abdou Diouf est élu Secrétaire général de la Francophonie et succède à Boutros Boutros-Ghali. En 2006, il est reconduit dans ses fonctions pour quatre ans.
Artisan d’une politique d’ouverture fondée sur l’instauration et la consolidation du multipartisme, Abdou Diouf aura profondément marqué la trajectoire politique du Sénégal. Sous ses mandats, le pays amorce progressivement son ancrage dans le libéralisme économique, tout en consolidant les fondements de son modèle institutionnel.
Son action demeure également indissociable de l’essor du pluralisme médiatique et de la liberté de presse. L’ouverture progressive de l’espace médiatique aux acteurs privés a contribué à diversifier les voix, à élargir le débat public et à renforcer la vitalité démocratique du Sénégal.
Fonctionnaire jusque dans l’âme, Abdou Diouf a par ailleurs consacré une part essentielle de son action à la consolidation de l’administration sénégalaise. Attaché aux principes de discipline, de méthode et de continuité de l’État, il a fait de la rigueur administrative et de la gestion responsable des deniers publics des marqueurs de sa gouvernance.
Au-delà des controverses et des limites inhérentes à toute œuvre politique, Abdou Diouf aura ainsi imprimé sa marque sur l’histoire contemporaine du Sénégal. Son héritage demeure associé à une certaine conception de l’État, fondée sur la stabilité institutionnelle, la rigueur administrative, l’ouverture politique et la consolidation progressive des libertés publiques.
O.BA
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