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Tabaski Ngom a été extraite du Pavillon spécial de la Maison d’arrêt et de correction après une altercation avec A. Diatta, détenue enceinte de huit mois. La victime a été conduite en urgence à l’Hôpital principal de Dakar.
Les faits se sont déroulés le 30 août 2026. Une décision de transférer A. Diatta de la chambre 02 aurait été prise pour des raisons de sécurité. Elle partageait cette chambre avec Tabaski Ngom, inspectrice du Trésor. Cette dernière se serait opposée à la mesure et aurait menacé sa codétenue.
La jeune femme enceinte aurait ensuite été projetée au sol et frappée. Tabaski Ngom aurait également résisté à l’officier de permanence et au chef de poste venus mettre fin à la scène. Selon le rapport de la direction, l’intervention du chef de poste aurait permis d’éviter de graves conséquences.
Le certificat médical établi après l’évacuation ne fixe pas encore d’incapacité temporaire de travail. Des examens cliniques et échographiques doivent préciser l’état de santé de la victime, compte tenu de sa grossesse.
La procédure s’est poursuivie le 2 septembre 2026. À 20h30, le commissaire d’arrondissement du Plateau, sur instruction du Parquet, a remis Tabaski Ngom au commissariat d’arrondissement de Grand-Yoff après lui avoir notifié ses droits. La saisine de la police avait été adressée par le directeur de l’établissement. Ces éléments sont rapportés par Seneweb et Rewmi.
Le dossier pénal de Tabaski Ngom comporte déjà des poursuites devant le juge d’instruction du 5e cabinet du Pool judiciaire financier. Elle est inculpée pour association de malfaiteurs, blanchiment de capitaux, détournement de deniers publics, accès frauduleux à un système informatique, atteinte à l’intégrité d’un système informatique et atteinte à la disponibilité d’un système informatique.
Tabaski Ngom est en détention préventive depuis plus d’un an dans cette affaire de présumé détournement de plus de 700 millions de FCFA. En mai 2026, ses proches avaient demandé sa liberté provisoire en invoquant son état de santé et dénoncé un traitement différent de celui réservé à l’ex-ministre Moustapha Diop.
Sauf changement de programme, elle doit être déférée au parquet vendredi pour répondre des faits de violence reprochés contre sa codétenue.
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