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La Société africaine de raffinage (SAR) est techniquement capable de traiter le brut issu du champ de Sangomar, mais ses installations actuelles ne permettent pas encore d’en tirer un rendement optimal. C’est ce qu’a expliqué Mohamed Seck, expert de l’aval pétrolier lors de l’émission Seneweb Eco ce dimanche 16 août 2026.
Sur le plan technique, une expérience de la SAR a confirmé que la société « peut traiter ce brut ». Mais la question du rendement demeure un enjeu majeur. « Quand on parle de brut, on parle de rendement », a rappelé Mohamed Seck. Le brut de Sangomar pose en effet une difficulté particulière aux installations actuelles de la raffinerie. « La SAR, quand elle a traité ce brut de Sangomar, s’est retrouvée avec 50 % de rendement. Ce produit de Sangomar contient beaucoup de fioul », a détaillé l’acteur pétrolier.
Dans ces conditions, le raffinage du brut local n’est pas encore l’option la plus avantageuse économiquement. « Jusqu’au moment où je vous parle, il est plus intéressant pour le Sénégal, pour la SAR, d’importer des produits finis que de traiter ce brut de Sangomar », a-t-il soutenu. Le 2ème vice-président de la Confédération nationale des employeurs du Sénégal (CNES) considère néanmoins le raffinage du brut national comme une garantie stratégique pour le pays. « C’est une garantie, une sécurité de traiter le brut », a-t-il insisté, notamment en cas de perturbation des approvisionnements internationaux.
La deuxième raffinerie pour franchir un nouveau cap
Cette situation devrait évoluer avec le projet de deuxième raffinerie porté dans le cadre de la transformation de la SAR. Mohamed Seck estime que l’augmentation des capacités permettra également d’adapter les installations au brut sénégalais. « On va augmenter les capacités de raffinage, on va passer de 1 500 000 tonnes à 5 500 000 tonnes », a-t-il indiqué. Cette nouvelle capacité doit permettre d’ajouter environ quatre millions de tonnes aux capacités actuelles.
Pour Mohamed Seck, l’enjeu est d’autant plus important que la consommation nationale est supérieure aux capacités actuelles de raffinage. « Le besoin du Sénégal est de 3 millions de tonnes par an. Actuellement, on est à 1 500 000 tonnes », a-t-il précisé, soulignant qu’une partie importante des besoins doit donc être couverte par les importations de produits raffinés. La nouvelle raffinerie devrait également permettre au Sénégal de franchir un cap technologique. « On va augmenter les capacités de raffinage, mais aussi on va se mettre à niveau en termes de technicité », a déclaré l’acteur pétrolier.
⚡ Résumé express
généré par IA, vérifié par la rédaction
– La SAR peut techniquement traiter le brut de Sangomar, mais avec un rendement de seulement 50 % en raison de sa forte teneur en fioul.
– Selon Mohamed Seck, importer des produits finis reste actuellement plus avantageux économiquement que de raffiner ce brut local.
– Le projet de deuxième raffinerie prévoit d’augmenter la capacité de 1,5 à 5,5 millions de tonnes par an, contre un besoin national de 3 millions de tonnes.
Auteur: Léna THIOUNE
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