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Cybersécurité : Thierno Alassane Sall revient à la charge et dénonce « les grands bandits »
L’examen du projet de loi relatif à la protection des infrastructures d’information critiques et à la cybersécurité a donné lieu, ce jeudi à l’Assemblée nationale, à une intervention particulièrement offensive de Thierno Alassane Sall. Si le député a d’abord salué les mesures envisagées par le gouvernement pour renforcer la défense du Sénégal contre les cyberattaques, il a rapidement élargi son propos à la mobilisation des compétences nationales et au fonctionnement de l’institution parlementaire.
« Je vous encourage, j’encourage toutes les mesures que vous pourrez prendre à cet effet », a déclaré Thierno Alassane Sall, soulignant la difficulté pour les États disposant de moyens limités de faire face à la sophistication croissante des cybermenaces. Pour le parlementaire, le Sénégal doit avant tout miser sur ses propres ressources humaines. Il a ainsi appelé le gouvernement à solliciter les compétences de la diaspora, des travailleurs nationaux et des enseignants-chercheurs des universités, estimant que cette expertise locale et internationale constitue un levier majeur dans la lutte contre la cybercriminalité.
Mais au-delà des enjeux techniques de la sécurité numérique, le député a vivement remis en question le fonctionnement de l’Assemblée nationale. Thierno Alassane Sall a contesté les conditions de tenue de cette session extraordinaire, s’interrogeant sur la réelle urgence à convoquer les parlementaires pour l’examen de certains textes. Il a également dénoncé les restrictions qu’il estime imposées aux députés dans l’exercice de leur temps de parole, notamment lorsqu’ils abordent la transparence et la gestion des ressources publiques.
Cette prise de position a provoqué une réaction immédiate du président de l’Assemblée nationale, qui l’a rappelé au cadre strict du texte en discussion. Assumant la confrontation, Thierno Alassane Sall a défendu son droit à interroger le fonctionnement des institutions. Le ton est monté dans l’Hémicycle, le président de séance invitant le député à regagner sa place s’il ne revenait pas au sujet initial. Établissant un parallèle avec la précédente législature, Thierno Alassane Sall a reproché à certains membres de la majorité d’accepter aujourd’hui des pratiques qu’ils combattaient autrefois dans l’opposition.
Poursuivant sa charge, le député s’en est pris aux prédateurs des ressources publiques, les qualifiant de « grands bandits », tout en réaffirmant que le combat pour la bonne gouvernance demeure indissociable du rôle de contrôle du Parlement. En conclusion, Thierno Alassane Sall a lancé un avertissement aux députés de l’opposition, les appelant à ne pas céder à la pression de la majorité afin de préserver les prérogatives et la liberté de débat au sein de l’Assemblée nationale.
⚡ Résumé express
généré par IA, vérifié par la rédaction
– Thierno Alassane Sall a salué les mesures gouvernementales sur la cybersécurité tout en appelant à mobiliser la diaspora, les travailleurs nationaux et les enseignants-chercheurs des universités.
– Il a contesté les conditions de la session extraordinaire et dénoncé des restrictions sur le temps de parole des députés, provoquant un rappel à l’ordre du président de l’Assemblée nationale.
– Il a qualifié les prédateurs des ressources publiques de « grands bandits » et exhorté l’opposition à résister à la pression de la majorité pour préserver le débat parlementaire.
Auteur: Yandé DIOP
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