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Un arrêté de lotissement en souffrance
Alors que le principe de compensation avait reçu le feu vert formel des plus hautes autorités du pays, la finalisation du dossier reste au point mort. C’est sur la signature de l’arrêté d’autorisation de lotir que cristallise aujourd’hui l’indignation des familles impactées.
Dans leur déclaration transmise à la presse, les responsables du collectif mettent directement en cause le ministère de tutelle : « Un dossier pendant sur le bureau du Ministre de l’Urbanisme et de l’Aménagement du Territoire est en souffrance, faute de signature », soulignent-ils avec sévérité.
Pour les victimes, ce blocage suscite un sentiment d’incompréhension totale et alimente une méfiance grandissante envers les institutions. L’étonnement est d’autant plus vif que des instructions claires avaient été données au sommet de l’État pour solder ce passif social embarrassant.
Vers une radicalisation du mouvement
Fatigués par plus d’une décennie de promesses non tenues et d’espoirs régulièrement déçus, les membres du collectif ont décidé d’engager un bras de fer direct avec la tutelle. L’heure n’est plus à la patience, mais à la mobilisation.
« Le Collectif des victimes profite donc de cette valse-hésitation pour interpeller le Ministre de l’Urbanisme quant au retard noté dans le traitement de ce dossier vieux de plus de 10 ans », préviennent les rédacteurs du communiqué, fustigeant au passage la non-publication répétée du décret tant attendu.
Une grande conférence de presse en ligne de mire
Pour passer à la vitesse supérieure, le Bureau Exécutif peaufine les derniers détails d’une importante sortie médiatique. Cette conférence de presse à venir sera l’occasion pour l’organisation de dévoiler un nouveau plan d’actions musclé sur le terrain afin de contraindre l’administration à délivrer l’autorisation administrative définitive.
À quelques mètres de l’aboutissement de ce long combat de justice social, les victimes de Tobaggo entendent bien faire entendre leur voix pour obliger l’État à honorer ses engagements.
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