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Le CERP constitue un dispositif de financement permettant au Gouvernement de mobiliser rapidement des ressources en cas de catastrophe naturelle, d’urgence sanitaire ou de choc économique éligible. Dans un contexte marqué par des tensions sur certaines chaînes d’approvisionnement, il pourra appuyer une réponse ciblée en faveur des populations et des secteurs les plus exposés. Sur la base du Registre national unique et des dispositifs existants de protection sociale, il facilitera une assistance rapide aux ménages vulnérables. Il pourra également contribuer à préserver la continuité des services essentiels, notamment par l’approvisionnement en carburant, et à limiter les effets des perturbations sur les secteurs productifs grâce à l’acquisition d’intrants agricoles et d’engrais. Ce mécanisme vise ainsi à renforcer la capacité de réponse du pays, à protéger les moyens de subsistance et à atténuer les pertes de revenus et d’emplois pour les ménages et les communautés les plus vulnérables.
Le deuxième financement additionnel du PCZA, approuvé en juillet 2026, porte l’investissement total du projet à 267,81 milliards de FCFA (470,8 millions de dollars), au bénéfice direct d’environ 570 000 personnes. En finançant de nouvelles routes et des infrastructures communautaires le long de corridors stratégiques, le projet réduit les coûts de transport, connecte les producteurs aux marchés et rapproche les communautés rurales des écoles et des centres de santé. Ce désenclavement est aussi un levier direct de création d’emplois : il stimule les échanges, dynamise les petites entreprises locales et améliore la compétitivité des filières agricoles.
Le financement additionnel du PDEC, approuvé en juin 2026, porte l’investissement total du projet à 48,35 milliards de FCFA (85 millions de dollars) , au profit d’environ 850 000 personnes. Il marque une extension significative du projet à la région de Kédougou, dont les atouts agricoles, miniers et touristiques complètent les acquis enregistrés en Casamance. Le PDEC contribuera à renforcer les chaînes de valeur locales et à créer un environnement propice à l’emploi productif et décent, en particulier pour les jeunes et les femmes qui représentent le plus grand potentiel de croissance de ces territoires.
« Ces financements traduisent une ambition claire : faire de la préparation aux chocs, de la connectivité territoriale et du développement économique local des leviers structurants de la transformation et de la création d’emplois. En ciblant à la fois les capacités de réponse de l’État, l’accès aux marchés et les opportunités productives dans les territoires, ils contribuent à renforcer la confiance, à libérer le potentiel des communautés et à inscrire la croissance dans une trajectoire plus inclusive, plus résiliente et plus génératrice d’emplois durables, » a déclaré Djibrilla Issa, directeur de division de la Banque mondiale pour le Sénégal, la Mauritanie, le Cabo-Verde, la Guinée-Bissau et la Gambie.
Ces trois accords prolongent un engagement continu entre le Sénégal et la Banque mondiale : investir dans la résilience, les infrastructures et le développement territorial pour accélérer la création d’emplois, élargir les opportunités économiques et bâtir les fondations d’une croissance durable et inclusive à travers le pays. Cette année, le portefeuille des engagements en cours et à venir de la Banque mondiale en appui au Sénégal se chiffre à environ 340 milliards de F CFA.
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